Liban
Une semaine après l’élection de Joseph Aoun à la présidence du Liban, Emmanuel Macron s’est rendu à Beyrouth ce vendredi pour une visite diplomatique marquée par des enjeux sécuritaires et politiques majeurs.
Accueilli par le Premier ministre par intérim Najib Mikati, le président français a réaffirmé le soutien de la France au Liban, confronté à une grave crise économique et à des tensions régionales persistantes.
Joseph Aoun, ancien commandant de l’armée, a été élu après plus de deux ans de vacance présidentielle. Une élection rendue possible par l’affaiblissement du Hezbollah, selon certains analystes. Dans la foulée, il a nommé Nawaf Salam, diplomate et juriste renommé, comme Premier ministre désigné. Ce choix, salué par des blocs parlementaires indépendants et des alliés occidentaux, a provoqué la colère du Hezbollah et de ses alliés.
Au-delà de ses rencontres officielles, Macron discutera avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, de la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah. Cet accord exige le retrait des forces israéliennes et le déploiement de l’armée libanaise au sud, tandis que le Hezbollah devra se retirer au nord du fleuve Litani.
La visite de Macron vise également à mobiliser l’aide internationale. Paris, après une conférence d’octobre dernier, avait promis des « gestes symboliques » pour soutenir la reconstruction et les réformes. Macron rencontrera également Nabih Berri, président du Parlement libanais et proche du Hezbollah, dans une tentative de maintenir un dialogue inclusif malgré les divisions internes.
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