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USA : fin de la discrimination positive dans les universités

Hillary Amofa participe à un jeu de team building avec des membres de l'équipe de Lincoln Park High School après l'école - 8 mars 2024, Chicago.   -  
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Charles Rex Arbogast/Copyright 2024 The AP. All rights reserved

Etats-Unis

Hilary Amofa, est élève aux États-Unis d'Amérique, et bientôt, la jeune afro descendante va devoir postuler pour une université de Chicago. Elle est très embarrassée à l'idée que désormais, elle doit convaincre un jury avec son histoire personnelle, pour avoir une place. Car il n'y aura plus de faveur pour les minorités.

« En écrivant ma lettre de motivation pour l’université, j’étais un peu perdue. Je me demandais ce que je devais écrire. Si j’étais autorisée à parler de certaines choses ou pas. Si je risquais d’être pénalisée en parlant de certains aspects de mon identité par exemple. Il y a ce sentiment horrible qu’il faut avoir surmonté des épreuves pour être digne d’aller étudier, d’être acceptée à l’université quoi. Ça, c’est triste », explique Hillary Amofa, élève du secondaire.

La fin de la discrimination positive ouvre la voie à un nouveau challenge pour les minorités comme Hilary ; elle qui, jusque-là pouvait compter sur la proximité des siens, dans son environnement.

« J’ai l’habitude d’être « la seule », personne de couleur, et c’était déjà dur. Maintenant, quand je pense à la fac, où je vais devoir aller étudier loin de ma famille, sans communauté sur laquelle m’appuyer, c’est ce que je redoute le plus, j’ai peur de me sentir isolée même si je vais côtoyer des gens au quotidien », ajoute Hillary Amofa, élève du secondaire.

Comme de nombreux étudiants, Max Decker qui vit à Portland, a raconté son expérience dans une lettre argumentée, pour un autre choix, après la décision de la Cour suprême.

« Plus j'adressais de demandes aux universités, plus ça devenait une affaire de Cour suprême, et j'ai compris que ce système n’était pas pour moi. Même avec les faveurs, ces écoles sont toujours principalement pour les blancs, alors maintenant qu’on supprime ces faveurs, à quoi ça va ressembler ? Je ne savais même pas à quoi ressemblait une candidature à l’université, parce que personne dans ma famille n’y a eu accès avant moi", explique Max Decker, élève du secondaire.

La discrimination positive avait pour but de favoriser plus de mixité dans les universités américaines. La fin de mesure suscite des inquiétudes.

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