Tunisie
Le parlement tunisien reprend du service, deux ans après sa fermeture et sa dissolution par le président Kaïs Saïed, en mars 2022. Décision justifiée par la nécessite de ''préserver l'Etat, ses institutions et le peuple tunisien'', déclarait le chef de l'Etat tunisien à l'époque.
Dans la foulée, le président du parlement tunisien dissous, Rached Ghannouchi, avait été accusé d'avoir comploté contre la sécurité de l'Etat, et convoqué par la police. L'opposant dénonçait pour sa part '' la destruction du parlement''.
La session inaugurale du parlement issus des élections législatives de décembre 2022 et janvier 2023 a lieu ce lundi. Les 154 députés vont élire le nouveau président de l’institution. Marquant son nouveau départ.
Mais leur parlement ne sera pas comme celui d’avant a prévenu le président tunisien samedi. Les réformes politiques initiées dans le pays ont en effet considérablement restrient la marge de manœuvre de l’Assemblée nationale. Kaïs Saïed ayant décidé de mettre une croix sur système semi-parlementaire.
Les tendances politiques au sein de cette institution restent encore floues. Depuis la mainmise du pouvoir sur les institutions politiques, le 25 juillet 2021, les tunisiens accusent leur président de vouloir donner un coup d’arrêt au processus démocratique.
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