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Guinée équatoriale : libération de 119 militants d'un parti d'opposition

Guinée équatoriale : libération de 119 militants d'un parti d'opposition
Un policier monte la garde dans un bureau de vote à Malabo, le 24 avril 2016.   -  
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Guinée équatoriale

Les autorités en Guinée équatoriale ont annoncé jeudi la libération de 119 militants d'un parti d'opposition arrêtés par la police lors d'un assaut de son siège qui avait fait cinq morts.

Les forces de sécurité équato-guinéennes avaient attaqué la semaine dernière à Malabo le siège du parti d'opposition Citoyens pour l'avenir (CI), dissout en 2018.

Cette opération a conduit à l'arrestation de 150 sympathisants, dont celle du leader du parti, Gabriel Nse Obiang. Ce dernier avait refusé de répondre à une convocation judiciaire liée à une enquête sur un projet d'attentat que le gouvernement prétendait avoir déjoué.

"Nous avons reçu l'instruction de son excellence le président de la Republique de libérer les militants", dont 53 résident à Malabo et 66 à Bata, la capitale économique, a déclaré à la télévision d'Etat (TVGE) Santiago Edu Asam, secrétaire général du ministère de la sécurité.

Aucune charge n'a été retenue contre eux et entre "53 et 55 personnes", dont le leader du parti, sont encore détenues, a-t-il ajouté. "Si le président a pardonné ces gens, c'est en raison de son humanisme et parce qu'il est un partisan de la paix", a-t-il affirmé.

Le ministère de la sécurité avait indiqué mardi dans un communiqué que "les forces de sécurité ont employé des moyens non létaux" lors de l'assaut contre le siège du CI, ajoutant que "quatre militants" sont morts par "inhalation de gaz lacrymogènes", ainsi qu'un policier au cours de l'opération.

Ce ministère a ajouté que le siège du parti abritait 200 personnes "séquestrées", dont "des femmes enceintes, des enfants et des personnes âgées" tout en accusant M. Nse Obiang de préparer une insurrection le 3 novembre pour le lancement de la campagne électorale.

L'ONG de défense des droits humains, Somos+ Sociedad civil, a "condamné" cet assaut, dénonçant un "terrorisme d'Etat", selon un communiqué publié jeudi. L'ONG a également réclamé une "enquête indépendante".

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