Sénégal
C’est en chants et danses sur fond de tambours que des Sénégalais ont célébré le tajabone, version ouest-africaine de l’Achoura. Une tradition qui commémore le martyre, au VIIe siècle, du petit-fils du prophète Mahomet, Hussein.
Des populations descendent donc dans la rue chantent et dansent et reçoivent des offrandes en retour. La pratique a été respectée cette année aussi.
"Depuis notre enfance, nous avons cette ambiance lors de chaque. Quand nous étions enfants, nous payions 500 francs pour fabriquer des petits tambours pour célébrer l'Achoura, mais maintenant nous le faisons avec de vrais tambours pour maintenir cette tradition.’’ , a déclaré Bakhaw Ndoye, chanteur.
Une tradition héréditaire qui résiste au temps. "C'est une tradition ! Nos pères, nos mères, nos grands frères, nos grandes sœurs et toute notre génération la suivent. Aujourd'hui ce sont nos petits-enfants qui la font vivre, c'est une tradition", explique Mane Bella Sene, batteur vivant à Dakar.
La tradition inclut aussi le travestissement : les hommes s'habillent en femmes et vice-versa. Si la pratique fait débat, au Sénégal, elle est encore prisée par la couche juvénile dans certaines régions.
02:17
Togo : la pierre blanche vaudou augure une année prospère
02:20
À São Tomé, le théâtre Tchiloli fait dialoguer héritage européen et mémoire africaine
02:05
Au Ghana, des cercueils hors norme racontent l’histoire des défunts
Aller à la video
Bénin : à Nikki, la Gaani célèbre l’histoire et l’unité des peuples du Nord
02:18
Nigeria : à Sokoto, la vie nocturne défie les traditions et l'insécurité
01:40
Nigeria : des fidèles musulmans célèbrent la naissance du prophète Mahomet