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Kenya : les vaccins contre la Covid-19 manquent à l'appel

Des infirmières préparent des injections à l'hôpital Mbagathi de Nairobi, au Kenya, le vendredi 9 juillet 2021   -  
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Brian Inganga/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.

Kenya

L’Afrique traîne les pieds en matière de vaccination contre le coronavirus. Le continent n’a encore administré que 3 % de vaccins disponibles dans le monde. Alors que les États-Unis et les pays européens ont vacciné environ la moitié de leur population.

Dans le comté de Kitui au Kenya, des proches d’une victime de la covid-19 sont inconsolables. Une double peine, en somme, et pour cause, Nancy Ndanu Musyoka était également enceinte de sept mois lorsqu'elle est décédée. Mais sa famille, ce drame aurait pu être évité.

" Ma fille est morte parce que, tout d'abord, il n'y avait pas assez de vaccins dans le pays, ce qui est aussi un problème auquel l'Afrique dans son ensemble est confrontée. Voilà pour le premier point. Deuxièmement, nous n'avons pas assez d'oxygène, car si elle avait pu recevoir de l'oxygène dans notre hôpital ici, sa vie aurait déjà pu être sauvée.’’, a déclaré Solomon Munyao, le père de la victime.

Ce cas est loin d’être unique en Afrique ou les précieuses doses contre le coronavirus manquent à l’appel. D’où des messages en faveur de l’inclusion vaccinale.

"_Mercy Corp appelle les pays à revenu élevé à être plus actifs pour apporter ce changement et s'assurer que les vaccins arrivent dans les mains de ceux qui en ont le plus besoin. Nous avons des travailleurs qui sont en première ligne, des gens qui sont malades, mais il ne devrait pas y avoir d'obstacle empêchant l’accès aux vaccins. Riches ou pauvres, les gens ont besoin du vaccin. Tant que les taux de vaccination ne seront pas élevés, des gens continueront à mourir, des gens continueront à tomber malades_’’, explique Matthew Lukas, directeur des programmes à Mercy Corp Kenya.

Il y a urgence donc, le mois dernier, le continent a enregistré un million d’infections liées à la pandémie selon l’OMS. Et ciel est loin de se dégagé. Julius Oyugi, un virologue basé à Nairobi, a déclaré que le COVID-19 continuerait probablement à muter en de nouvelles variantes, posant un problème potentiel pour les vaccins.

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