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Gabon : le rêve anglais du président Ali Bongo, un caprice de prince (ONG)

Gabon : le rêve anglais du président Ali Bongo, un caprice de prince (ONG)
Président Ali Bongo, le Prince William, Octobre 2018.   -  
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DOMINIC LIPINSKI/AFP

Gabon

Alors que Libreville multiplie les actions en faveur d'une intégration au Commonwealth, le président gabonais, Ali Bongo a fait un tweet en anglais, le 20 mai dernier « Great meeting and great discussion today in London with PM Boris Johnson » couronnant la fin de sa visite de plus d'une semaine au Royaume-Uni.

Le Gabon veut intégrer le Commonwealth, au cours de sa visite à Londres, le président gabonais Ali Bongo a rencontré la Secrétaire générale de l’organisation internationale Patricia Scotland après qu'une délégation se soit rendue des jours plutôt dans la capitale Libreville évaluer la candidature du Gabon.

La décision du gouvernement "d'aller au Commonwealth est un mépris de la population si c'est juste un caprice du prince c'est une mauvaise décision, un mauvais choix" a lancé Marc Ona, un activiste gabonais. L'idée de rejoindre l'organisation des anciennes colonies britanniques cacherait un malaise entre l'ancienne puissance coloniale la France et le Gabon. Riche en pétrole et en uranium, le Gabon a longtemps constitué un pays clé pour la France. Paris détient une base militaire de 400 soldats et demeure le premier fournisseur du pays, notamment pour la boisson. Cependant, depuis l’arrivée au pouvoir du fils de l'ancien président Omar Bongo, la relation quasi-exclusive avec l’ancienne puissance coloniale s’est considérablement réduite au profit d’investisseurs principalement asiatiques.

"En terme de relation il n'y a plus de monopole, les pays sont libres. Mais si parce qu'il y a un malaise entre le Gabon et la France on choisit d'aller dans le Commonwealth, c'est une très mauvaise démarche, ça ressemble à du chantage en diplomatie il n'y a pas de chantage", a-t-il ajouté.

Il reste une étape importante à franchir par le Gabon celle des conditions d'accès au nombre desquelles figurent la promotion de l’État de droit, le respect des droits humains ou encore être un modèle de démocratie. Sur ce point, pointe l'activiste, des efforts sont à faire "en matière des droits de l'Homme, le Gabon a beaucoup d'efforts à faire au niveau de la société, nous dénonçons au quotidien les violations des droits de l'homme au Gabon" explique Marc Ona.

Si le Gabon venait à accéder à l'organisation, il ne serait pas le premier pays à faire l'objet de critiques de la part des ONG de défense des droits de l'Homme : il y a beaucoup de pays qui sont au Commonwealth qui traînent des tares, comme exemple l'Ouganda, les droits de l'homme ne sont pas respectés et nous dénonçons toujours l'absence des règles démocratiques, l'arrestation des opposants.

L'organisation du Commonwealth devrait livrer les résultats de son évaluation très bientôt en cas de réponse positive le Gabon sera après le Rwanda, le deuxième pays à appartenir à la Francophonie et au Commonwealth.

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