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Le bongo des montagnes, symbole kényan protégé

Bongos in Kenya   -  
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AP Photo

Kenya

Ce sont des créatures insaisissables qui se frayent un chemin à travers les sous-bois. Les bongos des montagnes, une espèce rare d’antilopes classée par l’Union Internationale pour la Conservation de la nature dans la catégorie des "espèces en danger critique d’extinction".

Pour inverser la tendance, le ministère du Tourisme et de la Faune du Kenya a mis en place un programme spécial de protection et de réhabilitation de l’espèce.

"Le Bongo des Montagnes est une espèce très spéciale, nous expliqueMordecai Ogada, écologiste._ Il est endémique du Kenya, très menacée. Il en reste moins d’une centaine à l’état sauvage. C'est pourquoi cette espèce est vraiment importante, en particulier en raison de l'habitat dans lequel elle vit, qui sont les zones de captage d'eau, les forêts des hautes terres"_

Pour protéger les bongos, de nombreux défis sont à relever. Le braconnage d'abord. Car la beauté de ces antilopes des forêts rouges à rayures blanches, coiffées de cornes spirales et cuivrées attise les convoitises.

"La fascination pour cette espèce a conduit les gens à la chasser, poursuitMordecai Ogada_. Ce sont des chasseurs sportifs et cela a aussi conduit à la capture et la vente de ces animaux. Beaucoup de bongos ont été capturés ici et vendus à des zoos, en particulier aux Etats-Unis."_

Pour les bongos des montagnes qui reviennent au Kenya, il faut se réhabituer, se réapproprier l’état sauvage. Un objectif difficile à atteindre.

Chasse et braconnage, fléau de l'espèce

Pour Philippe Cauviere, directeur général de Mount Kenya Wildlife Conservancy : "Les bongos qui reviennent de zoos où les soins vétérinaires et l'élevage sont très différents, arrivent d’un environnement très aseptisé. Quand ils arrivent ici, ils ont besoin d’une très longue période d’acclimatation. Cela peut s’étaler sur plusieurs générations."

Mordecai Ogada pense que l'objectif ici n'est pas la captivité mais "réacclimater les populations à l’état sauvage afin de pouvoir les réintroduire dans le pays."

Pour le Kenya, le Bongo fait partie intégrante de de la culture, du patrimoine et de l'identité du pays. Pour les autorités locales, protéger cette espèce dépend donc de la responsabilité collective.

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