Afrique du Sud
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé vendredi la remise en liberté sous contrôle judiciaire de 19.000 détenus afin de vider les prisons du pays, dont la surpopulation en fait des cibles privilégiées de la pandémie de coronavirus.
Le chef de l’Etat a pris cette décision “en réponse à l’appel des Nations unies en faveur d’une réduction de la population des prisons de façon à y rendre possibles les mesures de distanciation sociale et d’isolement”, ont indiqué ces services dans un communiqué.
Près de 160.000 détenus sont incarcérés dans les 243 établissements pénitentiaires sud-africains. Plusieurs foyers importants de malades de Covid-19 y ont été signalés depuis le début de la pandémie, notamment dans la prison de East London où 65 détenus et 35 gardiens ont été déclarés positifs.
Deux prisonniers y sont décédés des suites de la maladie, a annoncé cette semaine le ministère de la Justice.
Des détenus ont manifesté pour exiger du gouvernement des mesures de grâce ou d’aménagement de peines pour réduire la surpopulation carcérale.
La mesure annoncée vendredi “ne s’applique qu’aux détenus qui présentent peu de risques et qui ont déjà accompli une partie de leur peine”, a souligné la présidence. En ont été exclus les condamnés ou inculpés pour meurtres, crimes sexuels et violences faites aux femmes ou aux enfants.
L’Afrique du Sud est le pays d’Afrique subsaharienne le plus touché par le Covid-19, avec plus de 8.200 cas dont 161 mortels, seon le dernier bilan.
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