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Tensions entre l'Afrique et l'Occident sur le poste d'émissaire en Libye

Tensions entre l'Afrique et l'Occident sur le poste d'émissaire en Libye

Libye

Toujours pas d’accord sur l’envoi d’un émissaire en Libye. Mercredi, les trois membres africains du Conseil de sécurité de l’ONU ont échoué à obtenir la nomination d’un émissaire conjoint de l’Union africaine et de l’ONU pour la Libye, les Occidentaux refusant d‘évincer le Libanais Ghassan Salamé, selon des diplomates.

“Ne changeons pas de cheval au milieu du gué”, ont fait valoir les Etats-Unis et les Européens, lors d’une réunion à huis clos demandée par l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire et la Guinée Équatoriale.

“On peut reparler plus tard” de l’idée africaine, ont estimé d’autres Etats.

"L'Afrique a une expertise confirmée dans la crise du Soudan. La Libye est sur le continent africain, la Libye est africaine, on ne peut pas régler le problème libyen en laissant à la marge l'UA".

La Russie et la Chine n’ont pas réellement penché dans un sens ou un autre, selon d’autres diplomates. Pékin a pour sa part plaidé pour “l’harmonie” du Conseil.

En fonctions depuis juin 2017, Ghassan Salamé a proposé un plan en trois points pour mettre un terme au conflit libyen : un cessez-le-feu, une conférence internationale et une conférence inter-libyenne. Des préparatifs sont en cours pour la conférence internationale qui se tiendrait en Allemagne avant la fin de l’année mais aucune date n’a encore été avancée à ce jour.

La requête d’un émissaire conjoint UA-ONU avait été soulevée pour la première fois en juillet par l’Union africaine, puis réaffirmée fin septembre lors d’une réunion ministérielle africaine tenue en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

La bataille pour Tripoli a fait plus de 1.000 morts et forcé 120.000 personnes à quitter leurs foyers, selon l’ONU.

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