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Football féminin : le Congo-Brazzaville renonce à l'organisation de la CAN 2020

Football féminin : le Congo-Brazzaville renonce à l'organisation de la CAN 2020

République du Congo

La Confédération africaine de football (CAF) devra chercher un autre pays organisateur de la CAN féminine de 2020. Le Congo-Brazzaville vient de se désister. La faute aux « grandes tensions de trésorerie ».

La nouvelle a été donnée par le truchement de la note de service N°0882 rendue publique le 8 juillet par le ministère congolais des Sports portant « désistement de la République du Congo à l’organisation de la phase finale » de la CAN féminine de 2020.

Une décision qui procède de l’incapacité du Congo à répondre de manière exhaustive aux exigences de la CAF. « Après avoir examiné après coup, le cahier de charges, la République du Congo s’est rendue compte que dans le contexte des grandes tensions de trésorerie où elle se trouve, elle est dans l’incapacité d’y répondre de façon optimale et rassurante », peut-on lire dans le document signé par Hugues Ngouelondele, ministre congolais des Sports et de l‘Éducation physique qui a mis un point d’honneur à s’excuser auprès de la CAF.

Ce n’est pas le premier événement continental auquel le pays renonce à cause de la crise financière. En avril 2017, à quatre mois seulement de l‘événement, le pays de Sassou-Nguesso s‘était désisté de l’organisation de la 29e édition de l’Afrobasket. La fête fut finalement accueillie par le Sénégal et la Tunisie. Et cette dernière avait remporté le tournoi.

Réactions de Congolais

Du fait de la chute drastique des matières premières dont le pétrole, principale source de revenus de l‘État (près de 80 % du budget national), le Congo fait face à une terrible crise économique qui le cisaille dans tous les secteurs ou presque depuis 2014.

En attendant la réaction et un nouvel appel d’offres de la CAF, ce énième désistement donne du grain à moudre à des internautes pour brocarder la gouvernance du président Sassou-Nguesso et son équipe. « Aucun décret présidentiel qui demande aux responsables politiques et administratifs de réduire leur train de vie. On n’en sortira pas de cette crise si le pouvoir joue à la sourde oreille », écrit un internaute sur Facebook.

« Le changement de la Constitution de la nouvelle République, nous voici contre le mûr », ironise un autre sur Facebook. Allusion faite au référendum constitutionnel qui a permis au président congolais de briguer et remporter un troisième mandat consécutif bien que le scrutin fût entaché de « graves irrégularités et fraudes », d’après des observateurs.

L’espoir viendra peut-être du côté du Fonds monétaire international (FMI) qui devrait examiner ce 11 juillet le dossier du Congo afin de bénéficier d’un programme d’aide. Qui sait ?