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Togo - réformes constitutionnelles : l'opposition extraparlementaire réagit

Togo - réformes constitutionnelles : l'opposition extraparlementaire réagit

Togo

L’opposition extraparlementaire togolaise réagit au lendemain de l’adoption par l’Assemblée nationale d’une loi de révision constitutionnelle censée opérer les réformes réclamées par le peuple depuis plusieurs décennies.

La coalition réunissant un groupe de partis politiques et membres de la société civile dénoncent une privatisation du pays et une assemblée aux ordres d’un président qui ne tient pas ses engagements.

‘‘La réponse est non. Parce que le chef de l’état s’est engagé à ce que des discussions aient lieu sur la préparation des locales. Mais encore une fois, il a montré qu’il n’est pas un homme de parole. Il a montré que ce qui le préoccupe, c’est garder le pouvoir et pour ça, il faut qu’il s’accapare de toutes les instances, que tous les espaces soient investis. Là aussi, nous n’accepterons pas. Il nous trouvera’‘, déclare Brigitte Kafui Adjamagbo – Johnson, coordinatrice de la dite coalition.

Le 8 mai, les députés ont voté à l’unanimité sur une limitation du mandat présidentiel à 5 ans, renouvelable une seule fois, mais avec une disposition qui remet à zéro, les précédents mandats précédents de Faure Gnassingbé qui peut se représenter en 2020 et 2025, (au pouvoir depuis 14 ans).

Aimé Gogué est le président du parti l’Alliance des Démocrates pour un développement intégral (ADDI).

‘‘La nouvelle constitution dispose que les mandats passés et les mandats en cours ne sont pas pris en compte. Il y aussi l’immunité accordée à vie accordée au président. Le président actuel va en bénéficier et les futurs présidents aussi vont en bénéficier. Cela ouvre la voix aux abus. Ça veut dire qu’un président qui est élu peut commettre n’importe quel crime et il ne sera pas poursuivi. C’est très dangereux. Pour celui-ci par des négociations politiques, il faut qu’il y est ça d’abord, c’était possible. Ensuite il y a des dispositions protocolaires on dit que l’ex président de la République est sénateur à vie, une disposition qui pose aussi problème.’‘

L’opposition extra-parlementaire qui veut combattre jusqu’au bout appelle les populations togolaises à s’inscrire massivement sur les listes électorales en vue des prochaines échéances politiques : notamment les locales le 30 juin 2019.

https://fr.africanews.com/2019/04/30/togo-des-elections-locales-en-vue-apres-32-ans-d-attente//

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