Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Soudan : le gouvernement interdit des manifestations sans autorisations

Soudan : le gouvernement interdit des manifestations sans autorisations

Soudan

Le président soudanais Omar el-Béchir interdit les rassemblements publics sans autorisations des autorités et donne de nouveaux pouvoirs à la police.

Des points qui font partie d’une série de décrets d’urgence promulgués lundi visant à contrer les troubles anti-gouvernementaux casi-quotidiens. (déclenchées par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, dans un pays en plein marasme économique.) Un sérieux défi depuis son arrivée au pouvoir il y a 30 ans.

Des décrets qui font suite à de nouvelles manifestations dans différents quartiers de la capitale, Khartoum, où les forces de sécurité ont utilisé du gaz lacrymogène contre des centaines d‘étudiantes manifestant à l’intérieur du campus universitaire pour femmes Ahfad; la plus ancienne université féminine du pays.

Les forces de sécurité ont le pouvoir de fouiller tous les bâtiments, limiter les déplacements de personnes et les transports en commun. Elles doivent également arrêter les personnes soupçonnées d’un crime lié à l‘état d’urgence et saisir des avoirs ou des biens lors des enquêtes.

Les procureurs ont été habilités à priver de l’immunité des personnes telles que les législateurs et les responsables militaires et à mettre en place des tribunaux d’exception.

Autre décret présidentiel : l’interdiction de “publier et échanger y compris sur les réseaux sociaux, des informations portant atteinte à l’Etat ou aux citoyens”. Ceux qui violeraient ces dispositions encourent jusqu‘à 10 ans de prison.

Bashir a également annoncé l’interdiction d‘échanger ou de stocker des carburants et des produits subventionnés, ainsi que des peines de prison pour les personnes voyageant à l‘étranger avec plus de 3 000 dollars en devise ou 150 grammes d’or.

Lors d’une réunion à New-York du Conseil de sécurité, les Etats-Unis ont exhorté Khartoum “à mettre un terme immédiat à la répression violente de manifestations pacifiques”.

“Nous sommes vivement préoccupés par la déclaration d‘état d’urgence”, a ajouté le représentant américain à l’ONU, Jonathan Cohen, à l’unisson de plusieurs Etats européens, comme l’Allemagne, membre actuellement du Conseil de sécurité.

Selon un bilan officiel, 31 personnes sont mortes depuis le 19 décembre. L’ONG Human Rights Watch (HRW) évoque le chiffre de 51 morts.
Rejetant les appels à sa démission, M. Béchir a toutefois opéré des changements dans les hautes sphères du pouvoir en limogeant le gouvernement.

AFP

Voir plus