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Le « Gulf Green Turtle Conservation Project », le projet de conservation des tortues vertes

Emirats Arabes Unis

Nous sommes dans le Golfe persique, un golfe de l’océan Indien qui s‘étend sur une superficie de 251 000 km 2. Il sépare l’Iran, de la péninsule Arabique. C’est le lieu choisi pour l‘étude des tortues vertes, dont l’espace et l’espèce sont menacés.

Un spécialiste du « Gulf Green Turtle Conservation Project » effectue une plongée dans la mer du Golfe persique, pour capturer une tortue. Cela fait partie d’une initiative visant à fournir d’importantes données scientifiques sur la migration, l‘état de santé et le nombre de ces animaux marins.

Au cours des quatre prochaines années, la Emirates Wildlife Society et la World Wild Fund (EWS/WWF) et leurs experts maritimes vont recueillir des données scientifiques sur la migration des tortues vertes, afin d’identifier les habitats marins essentiels qui doivent être protégés.

Nicolas J. Pilcher, directeur exécutif de la Foundation pour la recherche maritime : “ceci est une capture incroyable, ces tortues nous situent sur le nombre de mâles et de femelles compris dans la population et nous nous assurons qu’elles sont en bonne santé.”

Nous sommes autour de l‘île de Bu Tiné, dans la réserve de la biosphère marine de Marawa, à une heure et demie de trajet en hors-bord d’Abu Dhabi. La région du Golfe persique est bien connue pour sa forte population de tortues de mer et abrite une riche biodiversité.

Le projet de conservation des tortues vertes se fait grâce aux efforts combinés de la EWS et de la WWF pour protéger les eaux du Golfe, similaire à une autre initiative lancée en 2010.

La population de sept espèces de tortues a considérablement diminué, en raison des actions humaines, y compris la modification ou la perte des plages de nidification, la dégradation de l’habitat et la perte causée par la pollution, le changement climatique et le développement côtier.

Les tortues vertes sont une espèce migratoire qui dépendent d’une multitude de lieux et d’habitats pour leur survie. Elles se déplaçant entre les aires d’alimentation sous-marines peu profonds et sur les plages, pour la nidification. Dans la mesure où elles dépendent de plus d’un habitat, leur statut et leur nombre peut nous en dire beaucoup sur la santé de l’environnement marin.

Les tortues de mer passent 95 % de leur vie en mer et seulement de brèves périodes sur les plages pour la nidification. Il y a encore un manque d’information considérable sur l’alimentation et le comportement des tortues marines, lorsqu’elles sont en mer.

Marine Antonopoulou, chef de la « Conservation Team » à EWS/WWF : « les espèces sur lesquelles nous travaillons dans le cadre de ce projet sont les « tortues vertes », qui vivent dans un habitat de mer et d’algues et cet habitat est non seulement important pour les tortues marines, mais aussi pour la vie marine en général. Et ce que nous voulons faire est d’utiliser les tortues marines pour identifier les zones importantes pour la diversité biologique qui peut être conservée pour l’ensemble de l‘écosystème marin. »

Il existe un lien entre le sexe de la tortue et le changement de climat : si la température ambiante est chaude, vous obtenez des œufs de femelles. Si elle est froide, vous obtenez plus d‘œufs de mâles. Ce mélange mâles-femelles tortues donne une idée de l’impact de la température.

Nicolas J. Pilcher : « le plus intéressant, ce sont les projections climatiques. Donc ce que nous prévoyons pour la planète dans les cinquante ou cent prochaines années, le Golfe persique le vit déjà aujourd’hui. A bien des égards, cela ressemble à un « laboratoire vivant » pour savoir ce que le changement climatique peut avoir comme impact sur les espèces marines. »

Les tortues marines ont vécu sur la Terre pendant plus de 100 millions d’années. Elles ont survécu aux dinosaures et ont une grande capacité d’adaptation. En se renseignant sur les tortues marines, nous en savons plus sur l‘état de nos mers et nous pouvons mieux les protéger à l’avenir.

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