Taïwan
Tsai Ing-wen, première femme présidente de Taïwan, a appelé la Chine à “un dialogue positif”. Mais, Pékin a répondu par une menace, mettant en garde contre toute idée indépendantiste.
C’est une nouvelle page qui s’ouvre officiellement à Taïwan. Élue le 16 janvier 2016, Tsai Ing-wen, première femme à être élue présidente de Taïwan, a officiellement pris fonction ce vendredi 20 mai 2016. Un évènement très attendu et très suivi, notamment en Chine, vers qui la nouvelle présidente a axée une partie de son premier discours. Le mot d’ordre “Taïwan gardienne de la paix”, un positionnement conciliant, mais ferme en direction de Pékin.
D’autant que la Chine voit d’un mauvais œil l’arrivée au pouvoir de cette démocrate qui met un coup d’arrêt au rapprochement spectaculaire opéré pendant huit ans par l’ancien président, Ma Jing-jeou. Mais, Tsai Ing-wen ne ferme pas pour autant la porte à sa puissante voisine. C’est en tout cas ce que semble indiquer son discours inaugural, vendredi à Taipei. Car la présidente a appelé à un “dialogue positif” avec Pékin, à qui elle tend donc la main.
Toutefois, Mme Tsai n’entend pas pour autant violer sa ligne de conduite, celle de maintenir la souveraineté de l‘île. Pour elle, pas question de reconnaître le consensus tacite adopté en 1992 qui veut qu’il n’y ait qu’“une seule Chine”. L’universitaire de 59 ans a rappelé l’attachement de Taïwan à sa culture démocratique, alors que la Chine considère toujours Taïwan comme faisant partie intégrante de son territoire.
Les mises en garde de Pékin
Pékin n’a d’ailleurs pas hésité à mettre en garde la nouvelle présidente taïwanaise. Dans un communiqué, le Bureau chinois des Affaires taïwanaises a indiqué qu’“en cas de démarches vers l’indépendance, la paix et la stabilité seraient impossibles dans le détroit de Taïwan”, poursuivant que “l’indépendance (serait) le plus grand désastre pour la paix dans le détroit de Taïwan et le développement pacifique des relations” entre la Chine continentale et l‘île.
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