Niger
L'Union européenne a déploré mercredi des "entraves" aux déplacements de son ambassadeur en poste au Niger, où des militaires ont pris le pouvoir fin juillet et retiennent depuis captif le président élu Mohamed Bazoum.
"L'Union européenne dénonce et regrette les entraves à la liberté de circulation dont l'ambassadeur européen, en poste à Niamey, a été victime ce mardi 5 septembre alors qu'il se rendait à l'ambassade de France", indique l'UE dans un communiqué.
"Au titre de la Convention de Vienne de 1961 (sur les relations diplomatique, ndlr), l'Ambassadeur de l'Union européenne a été accrédité en bonne et due forme et il doit, dès lors, pouvoir mener sa mission dans le plein respect de ladite Convention."
Le communiqué ne donne pas de détails sur l'incident en question.
L'UE a fermement condamné la prise de pouvoir le 26 juillet par les militaires au Niger, a suspendu son aide budgétaire au pays sahélien et a averti qu'elle pourrait imposer des sanctions contre les auteurs du putsch.
La France, ancienne puissance coloniale, ne reconnaît pas les nouvelles autorités de Niamey et y maintient son ambassadeur, malgré les injonctions des nouvelles autorités qui exigent son départ et menacent de l'expulser.
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