Soudan
L'armée soudanaise a accusé mercredi les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) d'avoir "enlevé et assassiné" le gouverneur de l'Etat du Darfour-Ouest, près de deux mois après qu'une lutte pour le pouvoir entre deux généraux rivaux a plongé le pays dans une guerre sanglante.
L'assassinat de Khamis Abdallah Abakar signifie que les Forces de soutien rapide ont ajouté une "nouvelle ligne à leur liste de crimes barbares commis contre l'ensemble du peuple soudanais", a déclaré l'armée sur Facebook, qualifiant les faits d'"acte brutal".
Depuis le 15 avril, la guerre entre l'armée du général Abdel Fattah al-Burhane et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), du général Mohamed Hamdane Daglo, a fait plus de 1 800 morts selon l'ONG ACLED, et plus d'un million et demi de déplacés, selon l'ONU.
Les généraux Burhane et Daglo avaient fait front commun lors du putsch de 2021 pour évincer les civils avec lesquels ils partageaient le pouvoir depuis la chute de Béchir en 2019. Mais des divergences sont ensuite apparues et, faute d'accord sur l'intégration des FSR dans l'armée, ont dégénéré en guerre.
Les combats se concentrent essentiellement dans la capitale Khartoum et au Darfour, région où milices locales, combattants tribaux et civils armés ont rejoint les affrontements.
Alors que plusieurs trêves n'ont pas été appliquées, des ONG font état d'une détérioration de la situation humanitaire à Khartoum et au Darfour.
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