FMI
La croissance en Afrique subsaharienne reste faible, et devrait ralentir à 3,6 % en 2023, en raison d'une "forte pénurie de financement", selon une déclaration du Fonds Monétaire International. Pour le FMI, les pays d’Afrique subsaharienne risquent d’être contraints de réduire les budgets consacrés aux services essentiels, tels que la santé, l'éducation ou les infrastructures, ce qui freinerait le développement économique de cette région.
Abebe Aemro Selassie, directeur du département Afrique du FMI, s'est exprimé à ce sujet lors d'une conférence de presse ce jeudi : " Je pense que la priorité est donnée aux politiques visant à renforcer la résilience des économies. Dans de nombreux pays, par exemple, la mobilisation de revenus nationaux plus importants constitue un défi de taille. Il faut s'attaquer à ce problème dès lors qu'il s'agit du principal défi à relever. Ensuite, je pense qu'il est également important d'envisager une politique visant à isoler les économies nationales de l'environnement extérieur. Ainsi, l'ajustement des taux de change, le recalibrage des taux d'intérêt et la réduction de l'inflation devront être envisagés pour faire face à cet environnement extérieur défavorable."
Le FMI a fourni aux pays concernés un financement d'environ 50 milliards de dollars depuis le début de la pandémie et continuera à travailler avec la région pour mettre en place les politiques adéquates, adaptées aux besoins de chaque pays.
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