Soudan
Sous les tirs de grenades lacrymogènes, des centaines de Soudanais ont manifesté vendredi à Khartoum contre le pouvoir militaire, au lendemain de la journée la plus sanglante depuis le début de l'année.
Dans le centre de Khartoum et dans sa banlieue nord-est, la foule maintenait la pression sur le général Abdel Fattah al-Burhane, le chef du régime militaire. Jeudi neuf manifestants ont été tués, selon des médecins. Le haut-commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU Michelle Bachelet a réclamé vendredi une "enquête indépendante", estimant que "les victimes, les survivants et leurs familles ont droit à la vérité, à la justice et à réparation.
Si Dieu le veut, c'est le début de la chute du coup d'État de "Burhane et Hemedti (chef adjoint du conseil au pouvoir, le général Mohamed Hamdan Dagalo)", et ce sera le début de la pose des fondations d'un État démocratique civil et le début de la rétribution des martyrs et de la fin de l'impunité."
La police soudanaise a accusé les protestataires de violences et d'incendies tout en faisant état de plus de 200 blessés dans les rangs des forces de l'ordre. Les manifestants ont érigé des barricades et brûlé des pneus sur la voie, tandis que d'autres ont convergé vers le palais présidentiel sous les grenades lacrymogènes, point de ralliement des anti-putsch.
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