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Libye : des migrants dénoncent les traitements infligés par les autorités

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Libye

En Libye, des dizaines de migrants originaires d’Afrique ont manifesté devant le siège du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

A Tripoli la capitale, les manifestants ont dénoncé les traitements infligés par les autorités libyennes et ont demandé leur expulsion vers un lieu sûr.

Ce rassemblement a été organisé au lendemain du meurtre de 6 personnes par des gardes du centre de détention d’ ’Al-Mabani.

" Bien sûr, nous sommes venus ici pour immigrer, nous nous sommes inscrits auprès de la commission (HCR). Nous vivions à Gargaresh (ville située à 12 kilomètres à l'ouest de Tripoli). Nous avons été battus et emmenés en prison, et comme vous pouvez le voir, maintenant nous sommes tous ici ; certains d'entre nous sont sortis de prison hier. Nous avons des femmes et des enfants ici, et aussi des malades et des blessés, nous souffrons tous, et la raison pour laquelle nous sommes ici est que nous exigeons une déportation immédiate vers un endroit sûr." a déclaré Omar Idris, migrant du Soudan.

Samedi, le ministère libyen de l'Intérieur a démenti tout usage excessif de la force alors que près de 2000 migrants et demandeurs d’asile se sont évadés d’un centre de détention de Tripoli.

"Cela fait deux ans que je suis en Libye, ici à Tripoli, et maintenant cela fait dix jours que nous sommes ici sans eau, sans nourriture et sans rien. Pourquoi ne veulent-ils pas nous laisser entrer (dans le bureau du HCR) ? Seuls les Syriens, les Éthiopiens et les Érythréens entrent, et ils ne nous ont pas laissés entrer et ne nous ont donné aucune aide ou quoi que ce soit ; nous n'avons rien." a expliquéMusa Khamis, Migrants du Darfour, Soudan.

L'Organisation internationale pour les migrations a exhorté Tripoli à reprendre immédiatement les vols pour permettre aux migrants de partir".

Selon l'OIM, quelque "10.000 personnes sont piégés dans des conditions difficiles dans des centres de détention officiels".

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