Ouganda
Empêché par les forces de police ougandaises de rassembler ses partisans il y a moins d'une semaine, Bobi Wine promet de se lever contre "toutes les illégalités et les irrégularités" qui se produiraient dans l'élection présidentielle du 14 janvier.
A l'approche du scrutin, l'opposant numéro 1 du président Yoweri Museveni a été détenu à plusieurs reprises par les forces de police, qui affirment que ses meetings de campagnes étaient des "actes susceptibles de propager une maladie infectieuse" et des infractions aux "règles sur la Covid-19". Il appelle ses partisans à se mobiliser dans les rues, mais surtout dans les urnes. Bobi Wine espère une mobilisation contre le président Museveni le jour du vote.
"Ce sera plus ou moins un vote de protestation à mon avis. Protester, c'est voter et protester. C'est aussi manifester tant que cela reste dans les limites légales acceptables. Ce serait donc nuire au régime, en lui disant que nous allons aller au travail à pied ou que nous allons faire un sit-in ou que nous allons faire ceci ou cela. Tout ce que je peux vous assurer, c'est que nous protesterons contre toute injustice", explique le candidat de la Plateforme d'Unité Nationale (NUP).
Malgré les accusations pesant contre son parti, pointé du doigt comme responsables de troubles à l'ordre public, Bobi Wine réaffirme sa position. "Notre engagement a toujours été d'exalter les voix du peuple ougandais de la manière la plus légale, la plus constitutionnelle et la plus pacifique, mais aussi de la manière la plus affirmée. Ainsi, si le général Museveni truque les élections comme il semble déjà le faire, nous demanderons au peuple ougandais d'élever sa voix, de manière non violente mais affirmée".
Détenus à plusieurs reprises, la dernière arrestation de Bobi Wine en mi-novembre avait déclenché de violents affrontements faisant au moins 54 morts. A l'approche des élections, la situation est tendue à Kampala.
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