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La reprise économique se poursuit en Afrique subsaharienne (FMI)

La reprise économique se poursuit en Afrique subsaharienne (FMI)

Sénégal

“La reprise économique se poursuit en Afrique subsaharienne”, avec une croissance qui devrait grimper à 3,5 % en 2019, contre 3 % en 2018, selon les prévisions semestrielles du Fonds monétaire international (FMI) publiées mardi à Dakar.

Ce chiffre global masque toutefois une disparité importante entre deux groupes de pays, précise le FMI. Dans les 24 pays dont l‘économie repose essentiellement sur les ressources naturelles (pétrole, mines), “la croissance devrait rester anémique”.

Dans ce groupe figurent l’Afrique du Sud et le Nigeria, les deux principales économies de la zone. La croissance nigériane, qui dépend du pétrole, devrait légèrement augmenter, de 1,9 % en 2018 à 2,1 % cette année, mais les perspectives “restent moroses en raison de la baisse des cours du pétrole”.

L‘économie sud-africaine, toujours en panne, devrait se redresser légèrement elle aussi, avec une croissance passant de 0,8 % l’an dernier à 1,2 % cette année, grâce à “une amélioration de la confiance des milieux d’affaires et des consommateurs”.

L’autre groupe, celui des pays pauvres en ressources naturelles, à l‘économie plus diversifiée, devrait en revanche “continuer d’enregistrer une forte croissance, d’environ 6,3 % en moyenne en 2019 et 2020”, se félicite le FMI.

L’Ethiopie, troisième économie d’Afrique subsaharienne, continue son boom, avec une croissance de 7,7 % prévue cette année. La Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Kenya figurent aussi parmi les économies les plus dynamiques.

Sur l’ensemble de l’Afrique subsaharienne, la croissance moyenne reste insuffisante, compte tenu de la forte expansion démographique, pour créer les 20 millions d’emplois qui seraient nécessaires chaque année pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail”, avertit le FMI.

De plus, “des vents contraires intérieurs et extérieurs pèsent sur les perspectives de croissance”, prévient l’organisation internationale, citant l’essoufflement de l’expansion mondiale, notamment de la Chine, premier partenaire commercial de l’Afrique, mais aussi les “chocs climatiques” néfastes à l’agriculture et le niveau élevé de la dette dans certains pays.

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Le poids des conflits

Le FMI encourage les pays africains à progresser dans la mise en place de la Zone de libre-échange continentale pour l’Afrique. 22 pays ont déjà ratifié l’accord, afin de stimuler les échanges.

“Cette nouvelle entité pourrait changer la donne sur le continent”, veut croire le FMI, avec un marché de 1,2 milliard d’habitants et un PIB cumulé de 2.500 milliards de dollars. A condition de baisser, voire supprimer à terme, les droits de douanes, mais surtout de lever les “goulets d‘étranglement non-tarifaires”, en améliorant en particulier les infrastructures et la logistique commerciale.

Le rapport du FMI pointe par ailleurs les conséquences économiques des conflits, qui ont touché “un tiers des pays” du continent ces dernières années. Après une accalmie dans les années 2000, le nombre de conflits est reparti à la hausse dans les années 2010 – notamment dans la région sahélienne -, avec un pic à 17 pays touchés en 2016.

“Outre les souffrances humaines incommensurables”, les conflits “engendrent des coûts élevés sur le plan économique et social”, rappelle le FMI, avec une “perte moyenne de 3 points de PIB par an” dans les pays touchés.

L’Afrique subsaharienne comptait 18 millions de personnes réfugiées ou déplacées en 2017, un record, contre cinq millions en moyenne dans les années 1980, selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

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AFP

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