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Centrafrique : l'opposition se retire du dialogue républicain

Centrafrique : l'opposition se retire du dialogue républicain
Anicet Georges Dologuele, leader de l'URCA, et Christian Guenebem, secrétaire du KNK, lors du lancement du COD 2020, à Bangui, le 11 février 2020   -  
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CAMILLE LAFFONT/AFP or licensors

République Centrafricaine

Les principaux partis d'opposition en Centrafrique se sont retirés du "dialogue républicain" que le président Faustin Archange Touadéra souhaite organiser ces prochaines semaines pour sortir le pays d'une guerre qui dure depuis plus de huit ans.

La Coalition de l'opposition démocratique (COD-2020) a accusé, dans un communiqué, le président Touadéra de vouloir faire lever l'immunité des députés de l'opposition, "foulant ainsi au pied l'exigence de la décrispation politique et de la création d'un climat apaisé pour aller au dialogue".

Selon la COD-2020, qui comprend 12 partis de l'opposition, "le régime ne veut ni de la paix, ni du retour de la sécurité, ni de la réconciliation et surtout ni d'un dialogue devant regrouper les fils et les filles du pays". Et d'ajouter que "par conséquent, la COD-2020 décide (...) du retrait du comité d’organisation du dialogue républicain de ses représentants".

Immunité parlementaire

Les trois députés concernés par la levée de leur immunité parlementaire sont Anicet Georges Dologuélé, arrivé deuxième lors de la présidentielle de décembre 2020, Martin Ziguélé, arrivé troisième, et Aurélien Simplice Zingas. Ils avaient déjà été notifiés en début d'année d'une interdiction de sortie du territoire.

"On demande la levée de leur immunité dans le cadre des enquêtes visant François Bozizé", ex-chef de l'État de 2003 à 2013, qui a pris la tête d'une rébellion créée en décembre pour renverser le président Touadéra, a affirmé un membre du bureau du président de l'Assemblée nationale sous couvert d'anonymat.

Dans un autre communiqué, le parti de Martin Ziguélé, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), annonce également son retrait du travail préparatoire au dialogue et dit "tenir le pouvoir responsable de la situation ainsi créée".

Cessez le feu

Promis juste après sa réélection par le président Touadéra, le dialogue républicain avait déjà été vivement critiqué par l'opposition qui estimait son comité d'organisation trop proche du pouvoir.

Par ailleurs, malgré l'annonce d'un cessez-le-feu le 15 octobre par Faustin-Archange Touadéra, Bangui s'est toujours opposé à la participation au dialogue des groupes armés, ce qui rend son application illusoire, selon l'opposition et plusieurs experts.

"Si les groupes armés déposent les armes, c'est une contradiction que de les maintenir en dehors du dialogue politique", avait notamment affirmé Martin Ziguélé à l'AFP il y a une semaine.

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