Ghana
Tous de rouges vêtus, pancartes à la main, des centaines de Ghanéens dans les rues d'Accra, réclamaient justice pour deux personnes tuées le mois dernier par les forces de sécurité.
Ils ont dénoncé dans le même temps la brutalité policière. À l'origine, la mort d'un militant du mouvement de contestation sociale, Ibrahim Kaaka, battu à mort par des hommes non identifiés. Ibrahim "Kaaka" Mohammed, membre de la Ligue des combattants pour l'Economie était un critique virulent du gouvernement sur les réseaux sociaux. La police a affirmé avoir arrêté deux suspects en lien avec sa mort.
La police était intervenue lors de la manifestation du 30 juin dans laquelle l'opposition a appelé à une marche pacifique pour réclamer justice pour l'activiste. Bilan: deux personnes ont été tuées et quatre autres blessées.
Le système policier est faible. La police est remplie de tyrans et de groupes d'autodéfense, qui tue notre peuple. C'est pourquoi nous manifestons contre cet acte, qui, selon nous, n'est pas bon pour le pays. C'est pourquoi nous sommes ici s'inquiète un manifestant.
Le président Nana Akufo-Addo, a demandé au gouvernement un rapport sur ces heurts dans les dix jours. Pendant ce temps, la population gronde face au poids croissant de la dette publique et les retombées de l'épidémie de coronavirus.
Le gouvernement a imposé de nouveaux impôts qui, conjugués à la hausse des prix du carburant, ont provoqué le mécontentement de nombreux Ghanéens.
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