Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Burkina Faso : une campagne marquée par l'insécurité

  -  
Copyright © africanews
AFP

Burkina Faso

Avec le premier tour de l'élection présidentielle ce dimanche, l'heure du verdict est arrivée pour Roch Kaboré. Le président burkinabé, en quête d'un second mandat, cherchera à défendre son bilan, très critiqué après cinq années marquée par une montée de l'insécurité au Burkina Faso.

Parmi les treize opposants qui lui feront face, Zéphirin Diabré, chef de file de l'opposition et membre du parti de l 'ancien président Blaise Compaoré, qui a dénoncé tout au long de sa campagne une mauvaise tactique du président face à la menace djihadiste.

La campagne électorale a été marquée par un déploiement sécuritaire très important. Enraison de l'insécurité liée, près de 1.500 villages (sur plus de 8.000) ne voteront pas dimanche, soit 18% du territoire national, a constaté le Conseil constitutionnel.

Dans la course à la présidence, membre du gouvernement comme opposants ont multiplié les tournées dans les communautés du Nord et de l'Est du pays, les plus frappées par les combattants liées affiliés au J**amaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), plus connu par son nom en français Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), la filliale d'Al-Qaïda au Sahel et à l'organisation Etat islamique au Grand Sahara (EIGS)**, afin de prouver leur attachement à un sujet qui a dominé la campagne électorale.

Si l'armée, désorganisée et mal équipée, se félicite régulièrement de succès, elle paie cependant un lourd tribut dans son combat contre les groupes djihadistes et semble incapable d'enrayer l'extension de leurs zones d'influence.

Fin 2019, le pouvoir a annoncé la décision d'armer et recruter des civils (les Volontaires pour la défense de la patrie, VDP), pour aider les forces de sécurité dans la lutte anti-djihadiste. Leur implication ou non dans le processus de sécurisation des bureaux de vote fait débat, autant que le risque de "milicianisation" d'une société "où tout le monde pourra avoir une arme et se faire justice", selon un membre d'une ONG.

Ces deux dernières années les violences se sont intensifiées au Burkina Faso. A ce jour, ce sont plus de 2 254 personnes qui ont perdu la vie depuis le début de l'année.