Egypte
Le quartier du Caire, surmommé la Cité des Morts, est devenu très prisé dans la capitale égyptienne.
Ici, loin de l'agitation du centre ville, les vivants côtoient les morts depuis de nombreuses années. Faute de moyens, des milliers d'égyptiens ont trouvé refuge dans l’un des plus anciens cimetières de la ville. Mais au fil des ans, l'activité artisanale a permis de donner vie au quartier.
Depuis 2014, une série de projets financés par l'Union européenne a accéléré cette mutation. Les autorités égyptiennes ont même lancé la construction d'une route à proximité du cimetière où les monuments séculaires finissent d'être restaurées et les petites boutiques ne cessent de fleurir.
"Lorsque nous sommes arrivés ici, notre principal objectif était de conserver les monuments", explique l'architecte Agnieszka Dobrowolska, coordinatrice du projet. "Et nous avons rapidement compris que nous ne pouvions pas simplement conserver les monuments, au mépris des personnes qui vivent et travaillent dans ces zones. La communauté est cruciale pour la préservation et l'entretien des monuments".
Expulsions et démolitions : les revers du succès
Près de la mosquée du sultan Qaitbay, on trouve désormais aux côtés des souffleurs de verre, des ateliers de travail du bois, du cuir et de la joaillerie.
"Ce projet a contribué à améliorer mes ressources et je dispose désormais d'un revenu permanent," se félicite une créatrice.
Le quartier est devenu aujourd'hui très prisée par les Cairotes. Mais ce succès a aussi son revers : les démolitions des anciennes habitations se multiplient et les expulsions des anciens résidents sont de plus en plus fréquentes.
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