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Joe Biden élu 46e président des Etats-Unis, Donald Trump refuse la défaite

Joe Biden & Kamala Harris   -  
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Carolyn Kaster/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved

Etats-Unis

Joe Biden a remporté la course à la Maison Blanche face à Donald Trump, ont annoncé samedi les médias américains, une victoire marquant un tournant historique pour l'Amérique et le monde, après quatre années de rupture sous le président républicain.

Après quatre jours de suspense, le candidat démocrate et ancien vice-président de Barack Obama a été donné vainqueur avec au minimum 273 grands électeurs, grâce à un succès dans l'Etat-clé de Pennsylvanie, selon les grands médias américains dont CNN et le New York Times.

L'agence de presse américaine AP, qui avait déjà scellé sa victoire dans l'Arizona, lui donne aussi le Nevada, accordant ainsi un total de 290 grands électeurs à l'ancien vice-président de Barack Obama.

Joe Biden va devenir le 46e président des Etats-Unis.

Pour la première fois de son histoire, le pays aura une vice-présidente, Kamala Harris, 56 ans, qui sera aussi la première personne noire et issue de l'immigration d'Asie du Sud à occuper la fonction.

Donald Trump n'a à ce stade pas reconnu sa défaite, et on ignore s'il continuera à contester les résultats en arguant de fraudes, non étayées à ce stade, alors que son propre camp semblait déjà résigné à quatre ans de présidence Biden.

Le président sortant a accusé samedi Joe Biden de se "précipiter pour se présenter faussement" en vainqueur de la présidentielle américaine malgré l'annonce de sa victoire par les grands médias américains, assurant que l'élection était "loin d'être terminée".

"Nous savons tous pourquoi Joe Biden se précipite pour se présenter faussement en vainqueur et pourquoi ses alliés dans les médias tentent avec autant d'efforts de l'aider: ils ne veulent pas que la vérité éclate", a écrit le président américain sortant dans un communiqué. "Le constat simple est que cette élection est loin d'être terminée", a-t-il martelé.

Il est le premier président américain à être privé d'un second mandat depuis le républicain George H. W. Bush en 1992.

Quoique dise Donald Trump, la date de la passation de pouvoir est inscrite dans la Constitution: le 20 janvier à midi. D'ici là, les Etats certifieront leurs résultats, et les 538 grands électeurs se réuniront en décembre pour formellement désigner leur président.

"Les autorités américaines sont parfaitement capables d'expulser les intrus de la Maison Blanche", a glissé cette semaine un porte-parole de Joe Biden, Andrew Bates.

Joe Biden, qui fut le fidèle vice-président de Barack Obama de 2009 à 2017, avait parié qu'une campagne modérée axée sur les travailleurs redonnerait aux démocrates les clés de la Maison Blanche, et le pari a manifestement payé. Il a repris à Donald Trump trois Etats industriels qui avaient échappé à Hillary Clinton il y a quatre ans: Michigan, Wisconsin et Pennsylvanie, "le coeur de cette nation", a-t-il dit vendredi soir. Il devançait samedi le président Trump en Géorgie, dans le Nevada et dans l'Arizona, selon des résultats partiels.

Le dépouillement se prolonge depuis mardi dans ces Etats en raison du volume exceptionnel de bulletins envoyés par courrier, une méthode qui avait été encouragée par le contexte sanitaire. En Pennsylvanie, ces bulletins étaient à 80% en faveur de Joe Biden, ce qui lui a permis d'effacer l'avance initiale du républicain.

Au total, malgré la pandémie, la participation a atteint un niveau record dans l'ère moderne: autour de 66% des électeurs ont voté, selon le US Elections Project. Joe Biden a obtenu plus de 74 millions de voix, contre 70 millions pour Donald Trump, au total dans le pays.

Ce "vote populaire" n'a pas de valeur dans le système électoral américain, mais il renforce, selon les démocrates, la légitimité politique du prochain président. "Le président élu Biden a un mandat fort", a déclaré dès vendredi la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Mais son pouvoir serait fortement contraint si la chambre haute du Congrès, le Sénat, restait contrôlée par les républicains. Le suspense durera jusqu'au 5 janvier, date du second tour d'une sénatoriale en Géorgie.

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