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Les enfants des rues d'Angola, entre rêve et calvaire

Les enfants des rues d'Angola, entre rêve et calvaire

Angola

Un nouveau jour se lève à Luanda, la capitale de l’Angola. Pour les enfants des rues, une nouvelle journée d’incertitudes. Alors que la métropole commence à s’activer, les jeunes se regroupent pour mieux se défendre. La rue est pour eux une jungle et le danger ne vient pas toujours de là où l’on croit. Un jeune garçon, sous le couvert de l’anonymat raconte une agression commise par des policiers :

« On était en train de dormir et puis ils sont arrivés, ils nous ont battus, nous ont fait monter dans le fourgon et nous ont emmenés au poste. Après, ils nous ont forcés à nettoyer le sol et les sanitaires », confesse-t-il. À croire les enfants, ce genre d’incident est fréquent.

« Nous allons enquêter, assure Mateus Lemos Rodrigues, le porte-parole de la police. Il est possible que dans certaines circonstances il y ait eu des abus de la part de certains de nos agents, et il serait bon que ces dénonciations, ces accusations soient formalisées pour que l’on puisse ouvrir une procédure contre les personnes responsables. »

Sortir les enfants de la rue de manière compulsive ne contribue pas à résoudre le problème, au contraire, cela ne fait qu'aggraver le problème.

Les associations qui viennent en aide aux enfants des rues disent être au courant de ces pratiques et avoir alerté la police en vain.

« Nous avons reçu des plaintes à plusieurs reprises et nous avons tenté de jouer les médiateurs pour résoudre la situation », explique Adjaime de Freitas, coordinateur du Réseau des Salésiens. « Car dans les faits, sortir les enfants de la rue de manière compulsive ne contribue pas à résoudre le problème, au contraire, cela ne fait qu’aggraver le problème. »

Certains ont eu la chance d‘être placés en centre d’accueil. L’ONG italienne VIS prend notamment en charge les enfants et les scolarise. D’après une récente enquête, quelque 450 mineurs sont sans abri à Luanda, ce qui ne les empêche pas d’avoir des rêves d’enfant.

« Je veux devenir policier », confie l’un d’eux. « Moi, j’aimerais être ingénieur pétrolier ou footballeur », glisse un autre._

Avec Michel Santos

Euronews

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