Kenya
Godfrey attend son pasteur avec des factures à la main. Ce fonctionnaire kényan de 44 ans vient de passer des semaines à l’hôpital après avoir attrapé le Covid et développé une maladie cardiaque. Aujourd’hui, il a du mal à payer ses frais médicaux qui s’élèvent à plus de 36 000 dollars.
"Après avoir guéri du COVID, on m'a diagnostiqué une maladie cardiaque qui s'est finalement aggravée avec le temps, et je me suis retrouvé à l'hôpital, ce qui a entraîné des frais d'hospitalisation d'environ 3 millions de shillings kenyans, que j'essaie actuellement de payer avec des dons d'amis et de sympathisants", explique Godgrey.
Face à cette situation, son église a décidé de l’aider en organisant une collecte de fonds. Car s’il ne parvient pas à régler ses frais médicaux, Godfrey perdra sa maison et son terrain, qui seront mis aux enchères. Dans sa communauté, la stigmatisation des patients Covid est telle que Godfrey n’a pas pu être présent dans son église pour la collecte de fonds. Sinon de nombreux fidèles l’auraient boycotté. Une situation qui inquiète son pasteur.
" Si seulement il était possible d’établir un fonds mondial pour le corona(virus) ou même une assurance mondiale qui prendrait en charge ou subventionnerait le traitement, dont le coût est si élevé. Si je reçois 10 autres cas nécessitant plus de 3 millions de shilling kényans, je me demande ce que fera l'église ?", se demande son pasteur, le révérend Robert Musili Kaviti.
Pour aider Godfrey, certains fidèles de l’église sont allés jusqu’à donner leurs titres de propriété foncière en garantie. Mais cela n’a pas encore suffi à rembourser les frais médicaux de Godfrey.
00:13
Hantavirus : faible risque d'épidémie mondiale, rassure l'OMS
00:30
Des Kenyans contaminés au plomb à cause d'une usine de recyclage de batteries
01:40
L’Afrique appelle à renforcer sa souveraineté sanitaire
Aller à la video
Yomif Kejelcha: «Je crois en moi» après son marathon sous les 2 h et sa 2e place à Londres
00:51
Le Ghana rejette un accord sanitaire avec les USA
Aller à la video
Au Soudan, un chirurgien sauve des vies malgré les risques de la guerre