Cameroun
La peinture numérique prend de l’essor sur le marché camerounais, ce qui rend les choses difficiles pour les artistes-peintres qui dépendent principalement des touristes Européens et Américains.
Avec le numérique, les photos sont traitées de façon à créer une image qui ressemble à une peinture classique. "On utilise la photo numérique comme pochoir. C'est rentable et plus réaliste parce qu'on peut retoucher la photo sans l’abîmer, contrairement à une peinture normale où une goutte d'eau peut tout abîmer", avance Sonia Teboh, PDG de Doxa Arts.
Le produit final de la peinture numérique satisfait mieux les clients, surtout ceux de la jeune génération qui pensent que cet art répond mieux aux exigences modernes. "Le numérique est rapide. Lorsqu'un client se présente il veut que son travail qu'il vient nous donner, que nous le fassions rapidement le plus tort que possible", déclare Eric Kakeu.
Pour leur part, les artistes peintres camerounais luttent pour leur survie. Si certains essaient de monter en compétence, d'autres continuent à pratiquer la technique classique, qu'ils jugent plus créative et originale.
"C'est comme avoir quelque chose à exprimer. Un sentiment que vous voulez partager. C’est quelque chose d’intemporel, qui n’a pas de limite dans le temps. La fibre artistique est innée, on ne l’apprend pas. C'est un sentiment, c'est une passion. Je pense qu’on ne peut jamais l'arrêter", affirme Lucky Child.
Les peintures numériques peuvent être imprimées sur des rouleaux, des t-shirts, des brochures, des panneaux d'affichage et des cadres en verre, selon l'envie du client.
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