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Tanzanie : le gouvernement opposé à une réforme de la commission électorale

Tanzanie : le gouvernement opposé à une réforme de la commission électorale

Tanzanie

<p><strong>Le gouvernement tanzanien a rejeté jeudi l’idée de réformer la commission nationale électorale accusée par l’opposition de ne pas être indépendante et de servir les intérêts du parti au pouvoir.</strong></p> <p>“Cette commission a été mise en place conformément à la Constitution qui consacre son indépendance. La commission est indépendante et ne souffre d’aucune ingérence dans son fonctionnement, ni de la part du Président de la République, ni d’aucun parti politique”, a déclaré le Premier ministre Kassim Majaliwa.</p> <p>Le chef du gouvernement répondait à une question posée à l’Assemblée nationale par Freeman Mbowe, président du Chadema, le principal parti d’opposition.</p> <p>Lundi, M. Mbowe avait appelé le président John Magufuli à réformer la commission électorale afin de la rendre plus indépendante en vue des élections générales prévues en octobre.</p> <p>“La Commission n’est pas indépendante. Ceci est une réponse légère que vous regretterez un jour”, a rétorqué jeudi M. Mbowe au Premier ministre, accusant le gouvernement de diriger le pays “par la force”.</p> <p>L’opposition estime que la commission électorale n’est actuellement pas indépendante, car ses membres sont nommés et révoqués par le chef de l‘État.</p> <p>La Constitution tanzanienne prévoit que le résultat de l‘élection présidentielle, une fois proclamé par la commission électorale, ne peut pas être contesté devant un tribunal, d’où l’importance de cet organe.</p> <p>Surnommé “Tingatinga” (bulldozer en swahili), le président Magufuli, qui devrait se représenter à la prochaine présidentielle, a marqué les esprits depuis sa prise de fonction en 2015, en se montrant inflexible dans la lutte contre la corruption, mais il a aussi été critiqué pour son autoritarisme. </p> <p>Fin octobre, Amnesty International et Human Rights Watch (<span class="caps">HRW</span>) ont dénoncé un recul inédit des libertés fondamentales sous son régime, qui a multiplié les actions répressives contre les médias, la société civile et l’opposition.</p> <p><strong><span class="caps">AFP</span></strong></p>
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