Depuis plusieurs semaines, les agents de la police fédérale d'immigration ICE sèment la terreur à Minneapolis, arrêtant, parfois illégalement, des dizaines de citoyens et non-citoyens. Résultat : les rues sont vides, les centres commerciaux restent fermés.
ICE : A Minneapolis, les habitants ne sortent plus de chez eux
A Minneapolis, les habitants semblent faire de leur mieux pour passer le moins de temps possible dehors. Mais ce n'est pas à cause des températures hivernales et de la météo enneigée que les rues sont désertes depuis quelque temps : à l'intérieur aussi, certains espaces publics tels que le centre commercial somalien sont presque vides.
Depuis bientôt deux mois, la peur des arrestations parfois arbitraires et illégales de la part de la police fédérale d'immigration (ICE) règne sur cette ville américaine.
Une cible particulière : la communauté somalienne. A Karmel Mall, le centre commercial somalien, les boutiques sont en attente de clients qui ont trop peur de sortir de chez eux. Certains magasins sont fermés, les propriétaires ayant abandonné tout espoir d'encore vendre leurs produits. Ceux qui étaient habitués à voir entre 15 et 20 clients par heure se disent désormais chanceux d'en avoir un seul.
Mais la mort de Renee Good, une mère de famille américaine de 37 ans, abattue par un agent d'ICE le 7 janvier, a fait basculer les choses. Bien qu'elle ait marqué un nouveau pas dans l'escalade de la violence de la part d'ICE, elle a aussi déclenché une volonté de résistance auprès de certains groupes d'habitants, qui ont commencé à s'organiser pour perturber le plus possible les opérations d'ICE dans la ville.