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Nigéria : face à l'inflation, des produits vendus en petites quantités

Des sachets contenant cinq grammes de dentifrice et d'autres produits de première nécessité dans un magasin du marché d'Ibafo, au Nigeria, le 30 juillet 2022   -  
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PIUS UTOMI EKPEI/AFP or licensors -

Nigéria

De nombreux Nigérians, confrontés à la flambée des prix, achètent désormais leurs produits de première nécessité en petites quantités, emballées dans de minuscules sacs en plastique pour les consommer le jour même.

"Tout le monde n'a pas suffisamment d’argent pour acheter en gros. Par exemple, si vous voulez acheter l’eau minerale mais que vous n'avez pas l'argent pour acheter en gros, vous ne pouvez n'acheter qu'un seul sachet et le boire. Parce que les choses sont trop chères", explique Rose Babalola, vendeuse à Lagos. 

Le Nigéria a été durement touché par la pandémie de coronavirus, qui a fait grimper les prix à la consommation de 17 % en 2021 et plongé six millions de Nigérians supplémentaires dans la précarité.

"Avant, si quelqu'un voulait acheter de l'huile d'arachide, il achetait une bouteille mais maintenant il n'y a plus d'argent et les choses sont très chères. Avant, l'huile en sachet était moins chère que celle vendue en bouteille, maintenant les gens préfèrent acheter les sachets parce qu'ils n'ont pas d'argent pour en acheter une grande quantité", souligne Dukas Adjene, également vendeuse dans la capitale. 

L'essor de ces emballages à usage unique pose un véritable problème environnemental. Environ un quart des déchets produits à Lagos est déversé dans les canaux, devenant l'une des causes majeures des inondations de la ville selon une étude de 2017.

"L'impact de l'économie du sachet signifie que nous avons plus de plastiques à usage unique déversés dans l'environnement à un rythme très alarmant. Cela engendre beaucoup de préoccupations pour l'océan, pour les gens et la planète.", s'inquiète Oluwaseyi Moejoh, activiste engagée dans la cause écologiste. 

Les plus démunis, qui vivent dans des logements précaires et dans des quartiers exposés aux inondations, sont les premiers touchés. Les ONG de défense de l'environnement demandent un plus grand "contrôle de l'État", et à ce que les grandes marques soient tenues "responsables" de leur pollution plastique.

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