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Podcast : Les hommes prêts à mourir pour subvenir aux besoins de leur famille

Podcast : Les hommes prêts à mourir pour subvenir aux besoins de leur famille
Dans la tète des hommes. Episode 9.   -  
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Lesotho

Pourriez-vous vendre votre vie pour le bien de votre sang ? Et si vous n'aviez pas le choix ?

Quelque part en Afrique, des milliers d'hommes se déplacent de leur pays d'origine à un autre pour essayer de trouver des opportunités de travail.

Nous sommes au Lesotho et ici, les hommes sont employés par des gangs criminels dans l'industrie minière. Ces derniers peuvent passer des jours, des mois sous terre à creuser pour trouver de l'or et des minéraux. Mais certains ne parviennent jamais à en sortir. Quand vous êtes un homme dans ce pays, vous devez subvenir aux besoins de votre famille, vous devez trouver un moyen.

Abritant certaines des plus grandes réserves d'or et de platine au monde, l'Afrique du Sud compte des milliers d'hommes qui travaillent illégalement dans cette industrie et dans des conditions inhumaines. Ils renoncent à tous leurs rêves et souffrent en silence d'un double traumatisme : maltraités par leurs collègues mineurs à l'étranger, ils finissent par être rejetés par leur famille s'ils rentrent chez eux les mains vides.

Mais pourquoi ces hommes sacrifient-ils leur vie ? Et que se passe-t-il lorsqu'ils décident de rentrer chez eux ?

Dans La Tête Des Hommes est une série originale de podcasts qui vise à promouvoir une discussion transfrontalière sur les rôles de genre du point de vue de cinq pays africains (Burundi, Sénégal, Lesotho, Guinée et Liberia), mais aussi du point de vue d'hommes africains qui remettent en question des normes archaïques.

N'hésitez pas à écouter et à vous abonner au podcast sur euronews.com ou Castbox, Spotify, Apple, Google, Deezer, et à partager votre avis.

TRANSCRIPT DE L'EPISODE :

Arwa Barkallah : C’est la fin de la fin de l’hiver austral au Lesotho. Nous sommes en septembre, à Mapoteng, une petite ville au nord de Maseru, la capitale. Devant nous, cinq hommes attendent à l'ombre d’un pin. Il est 11h du matin et le soleil tape déjà bien fort, la brise qui souffle n’offre aucun espoir de fraîcheur dans un climat suffocant.

Ils se présentent à nous et nous voilà en compagnie de “Thabisang, Masilonyane, Chale, Tsesilo, Chokotsi”.

Ils n'ont pas de liens familiaux mais se disent frères. Frères dans la fourmilière. Ils sont ce qu’on appelle les Banna Ba Mamainara, des mineurs en sesotho, la langue du Lesotho. Un destin les lie tous ; celui d'être le gagne-pain de la famille, lié à l’honneur d’un chef de famille, au péril de leur vie, et ce, depuis des décennies.

Leurs journées se résument à creuser et déblayer à l’aide d’une pelle.

Des coups de pelle qui ont rythmé la carrière de Thabang dans les mines. Retraité depuis 1985, aujourd’hui il aide les autres mineurs à trouver des petits boulots.

Pour lui, travailler dans les mines était un choix. A vrai dire, il n'y en avait pas beaucoup d’autres. Pourtant, Thabang avait d’autres ambitions. Il voulait être avocat pour « porter la voix des sans voix », dit-il. Mais quelque chose l’en a empêché.

Thabang : Mon père est parti à la retraite quand je suis passé en CM2 et il était supposé payer mes études.

C’est là que j’ai compris que je devais me faire embaucher pour travailler dans les mines pour subvenir aux besoins de ma famille car il n'y avait plus d’autres sources de revenus.

Ma première année de travail, j’ai été très malheureux. Je n'étais pas serein, j’étais très contrarié.

Arwa Barkallah : C’est ainsi que la pression socio-économique s’exerce sur les jeunes hommes. Elle change leurs aspirations, leurs rêves.

Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de “Dans la tête des Hommes”. Je suis Arwa Barkallah et dans cet épisode, je vous emmène au Lesotho, pays enclavé dans le territoire de l’Afrique du Sud, à la rencontre de mineurs au destin contrarié par les obligations familiales. “Dans la Tête des Hommes'' est le nouveau podcast d’Euronews qui interroge les masculinités dans les sociétés et les familles ; à la rencontre des hommes à l'origine de bien des solutions.

L’autre nom du Lesotho, un des plus petits pays du continent africain, est le Royaume des cieux. Des cieux au beau milieu du pays arc-en-ciel, situé à 1 500 mètres d’altitude.

Le Lesotho est un pays qui regorge de paysages à couper le souffle, mais il reste bien plus pauvre que l’Afrique du Sud ou le salaire médian est dix fois supérieur.

De l’autre côté de la frontière, l’Afrique du sud où l’on trouve les plus grandes réserves de platine et d’or.

Les Lesothans émigrent pour travailler dans ces mines et ainsi répondre aux besoins de leurs familles et de leurs communautés. Chaque mois, ils envoient le fruit de leur labeur à leur famille restée au pays. Sans ces transferts d’argent, beaucoup tomberaient dans l'extrême pauvreté.

Pour mieux vous raconter cette histoire, nous avons travaillé avec Pascalinah Kabi, une journaliste d’investigation lesothane basée à Maseru, au Lesotho.

Pascalinah Kabi connaît la communauté des mineurs du Lesotho ; elle est elle-même fille de mineur. Elle a vécu dans sa propre famille les difficultés liées à ce métier.

De nos jours, le métier de mineur est devenu beaucoup plus pénible qu’avant.

Des années durant, les compagnies minières ont fermé des sites qui ne rapportaient plus assez ou comportaient trop de risques.

L'étendue du champ sectoriel s’est réduite comme peau de chagrin. Des mines ont été abandonnées, ou fermées, mais des mineurs continuent de s’y rendre clandestinement. C’est l’une des raisons pour lesquelles peu de mineurs sont ouverts à la discussion autour de leur métier. Nous en avons contacté plusieurs. Tous ont refusé.

Finalement, nous avons pu parler à Relebohile Mololo. Ici, c’est un nom très commun, comme Jean-Michel Dupont. C’est en fait sous l’anonymat qu’il a bien voulu s’exprimer. Nous avons dû lui assurer que sa voix allait être modifiée.

Relebohile Mololo : Je ne me rappelle pas à quel âge j’ai commencé, mais j’ai quitté l’industrie minière l’an dernier.

Arwa Barkallah : Qu’est-ce-qui vous a poussé à travailler dans cette industrie ?

Relebohile Mololo : Nous luttons pour notre survie ; il nous fallait de l’argent. J’avais peur de la pauvreté, je ne pouvais rien faire d'autre. J’ai pris mon courage à deux mains, et je me suis enfoncé sous la terre.

Arwa Barkallah : Pour travailler, Relebohile Mololo se rend dans une ville sud-africaine nommée Welkom. En lesothan, on l’appelle plutôt Matjhabeng ce qui signifie “là où les nations se rencontrent”. Pour y trouver du travail dans les mines d’or, on vient du Mozambique ou du Malawi.

Pascalinah Kabi : Mololo a travaillé un certain temps à la surface, dormant à la belle étoile, dans la brousse. Pour trouver la bonne personne, celle qui voulait bien l’engager pour descendre dans les tunnels, ça lui a pris du temps. Après ça, il est enfin devenu ce qu’on appelle un « zama-zama », un travailleur illégal.

Arwa Barkallah : Ce qui fait la particularité des « zama-zama », c’est bien leurs conditions de travail. Par exemple, ils ne bénéficient pas de monte-charge ou de cages pour descendre et monter dans les galeries. Au lieu de ça, les mineurs s’introduisent un à un pour atteindre les fonds creusés par d’autres mineurs clandestins.

Pascalinah Kabi : On m’a expliqué qu'il existe des milliers de zama-zama qui travaillent dans les galeries souterraines au même moment, c’est une véritable fourmilière.

Arwa Barkallah : Les mineurs passent des mois entiers dans une chaleur qui avoisine les 50 degrés et dans l'obscurité la plus totale. Ils ne sont guidés que par leur lampe frontale. Si la lumière vient à s'éteindre, les zama-zama savent qu’il ne faut plus bouger jusqu'à l'arrivée d’autres mineurs qui viendront leur porter secours.

En attendant, la chaleur y est si insupportable que les mineurs travaillent presque entièrement nus.

Relebohile Mololo : Pour nous ce n'est pas un problème de se voir dans notre plus simple appareil, tout le monde se mêle de ce qui le regarde, le reste… peu importe.

Arwa Barkallah : En dehors du temps de travail, les conditions de vie sont particulièrement difficiles. Il n’y a pas de dispositions particulières pour dormir, chacun se relaie pour continuer à piquer et creuser.

Relebohile Mololo : Mon corps était tout endolori durant les premières nuits sous terre. Je dormais assis, ce n’est vraiment pas l'idéal. Mais au fur et à mesure je me suis habitué.

Arwa Barkallah : Pas d’endroits pour se laver ou se changer. Les « zama-zama » continuent de creuser, jour après jour, mois après mois.

Quatre mois, c’est le record des stations en souterrain de Mololo, ce qui équivaut à 120 jours, 2 880 heures sans avoir vu la lumière du jour.

Arwa Barkallah : A chaque fois qu’un mineur regagne la surface, il lui faut au moins une heure pour recouvrer la vue.

Pascalinah Kabi : La plupart de ces mineurs portent les mêmes habits que lorsqu’ils ont commencé à travailler dans les mines. Le contact permanent avec la terre et l’eau leur donne des boutons, des marques. Après des jours sans voir le soleil, ils passent leur temps à se gratter.

Arwa Barkallah : Après tout ce temps de labeur, Relebohile Mololo parvient à « vendre le fruit de son travail », l'or, pour 7 000 Maloti, soit 350 €. C’est ce qu’il tire de quatre mois de travail quotidien. Au Lesotho, le coût de la vie pour une famille de quatre personnes se situe autour de 3 000 Maloti, soit 167 € par mois.

C’est assez pour prendre soin de sa famille. Mololo n'aime pas parler du sacrifice qu'il fait. Tout comme la majorité de ces mineurs, il préfère le garder pour lui.

Pascalinah Kabi : Rien ne compte plus que leur famille, pour eux.

Arwa Barkallah : Au Lesotho, le secteur minier a commencé à prospérer dans les années 1950. En 1986, 157 000 ressortissants du Lesotho travaillaient dans les mines sud-africaines, soit environ 10 % de la population totale.

Des personnes comme le père de Pascalinah ou encore les cinq hommes que nous avons rencontrés au début de cet épisode. Tous ont eu la chance d’avoir survécu aux mines et de prendre leur retraite. Ils travaillent dans des entreprises minières, tout ce qu’il y a de plus légal.

Parmi ces hommes, il y avait aussi Chale Khama, aujourd'hui âgé de 78 ans. Il a passé une grande partie de sa jeunesse dans les galeries. Il a commencé à travailler dans les mines en 1960. À l'époque, tous les chemins menaient à l'Afrique du Sud.

Il prend sa retraite en 2000. Mais une fois que les mineurs arrêtent de travailler, les choses se compliquent. Peu importe s'ils travaillent légalement dans les mines ou en tant que zama-zama, illégalement, donc.

La retraite offre peu d'avantages à Chale.

Chale Khama : La vie est dure. Je mène une vie misérable à cause de l'insécurité alimentaire, du manque d'argent et du taux de chômage élevé. Ne pas pouvoir subvenir aux besoins de ma famille me rend malheureux. La vie est vraiment dure.

Nous nous battons constamment pour l'argent. Ne pas pouvoir subvenir aux besoins de ma famille comme je le faisais a changé la façon dont je suis perçu en tant qu'homme. Mais en tant qu’homme mosotho, je dois rester fort”.

Arwa Barkallah : Mosotho fait référence à la principale ethnie du Lesotho, le Basotho. Et ici, un adage local dit que les hommes, ça ne pleure pas.

Chale Khama : Pleurer ? Je passerais pour un faible. Les hommes ne pleurent pas. « Monna o tśoana le nku ha a lle », ça se traduit par “comme un mouton, les hommes ne pleurent pas”.

Arwa Barkallah : Encore moins quand vous faites partie de la fratrie des mineurs, « Oeso », qui signifie frère.

Nous avons parlé à un membre du parlement du Lesotho appelé Tlohelang Aumane. Il représente la circonscription de Semena, une région où beaucoup sont partis travailler dans les mines sud-africaines. Aumane nous parle de cette pression constante ressentie par les hommes pour subvenir aux besoins de leur famille. Les femmes s’en plaignent très souvent.

Tlohelang Aumane : Ces hommes ont pour mission de s'assurer que la vie continue, et après les plaintes des femmes et des enfants qui pleurent leur absence, ils voudront de la nourriture. Il faut donc mettre quelque chose sur la table.

Arwa Barkallah : Pour eux, c’est littéralement comme partir à la guerre.

Tlohelang Aumane : Alors tu ne peux pas rester les bras ballants et faire avec. [...] Si un soldat tombe au front, un autre doit prendre sa place et continuer le combat.

Arwa Barkallah : Cette idée d'être le gagne-pain de la famille est profondément enracinée dans de nombreuses cultures, bien plus que de nombreux couples progressistes voudraient l'admettre.

Selon une étude de 2019 menée aux États-Unis, être « le chef de famille » a un coût psychologique désastreux. Le stress et l'anxiété sont importants lorsque les hommes sont les seuls à répondre à cette attente dans le foyer.

Nous avons joint Joanna Syrda, maîtresse de conférences en économie d'entreprise à l'Université de Bath, au Royaume-Uni, qui a dirigé ces recherches :

Joanna Syrda : Il y a très peu de recherches sur le type de stress qu'implique le fait d'être l’unique ressource financière de la famille. Et ce manque de ressources universitaires est symptomatique en soi parce que dans le milieu universitaire, nous recherchons de nouveaux phénomènes, des changements, de nouvelles tendances. Cela vous montre donc à quel point cette construction d'un homme « chef de famille » est persistante et durable, puisqu’il existe si peu de recherches sur ce sujet.

Arwa Barkallah : Ces mêmes recherches démontrent que les injonctions à être un homme sont dommageables pour toute la société. Le genre de pression que tout homme peut ressentir de par le monde.

Joanna Syrda : Une partie du problème du stress est lié au masculin comme définit par sa force physique. Une définition qui empêche d'admettre sa vulnérabilité. Je pense que ce serait beaucoup plus sain si les hommes parlaient librement du stress qu’ils peuvent ressentir en tant que seul soutien familial. Ce serait en quelque sorte une ouverture à cette conversation.

Arwa Barkallah : A cela, ajoutez la problématique de la pauvreté, et là, c’est un cercle sans fin. C’est le cas au Lesotho, ainsi que dans de nombreux pays européens où les hommes, chefs de famille, doivent prendre cette dernière en charge. Les histoires du Lesotho ont longtemps fait écho à l'histoire des mineurs en Europe.

Si vous n’avez pas reconnu cette chanson, c’est celle du chanteur italo-belge Rocco Granata, composée en 1959. Elle raconte l’idylle d’un jeune homme pour une femme qu’il veut épouser dès que possible.

Né dans le sud de l’Italie, il suit son père en Belgique alors qu’il n’a que 10 ans, à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Le père de Rocco était mineur. A cette époque, en 1946, la Belgique et l'Italie ont signé un accord de libre-échange en ressources humaines dans le secteur du charbon.

Durant les premières années, toute la famille de Rocco a dû vivre dans les cases des anciens camps de travail. La caserne avait été modifiée pour accueillir les travailleurs étrangers. Des gens comme le père de Rocco y ont été envoyés pour des raisons économiques. Leur pays les avait vendus à la Belgique pour quelques sacs de charbon.

L'auteur italien Toni Ricciardi, professeur d'histoire des migrations à l'Université de Genève, explique comment le secteur minier dominé par les hommes est progressivement devenu un secteur marginal de l'économie.

Traditionnellement, ce sont des personnes marginales qui sont employées dans ce secteur; les Gavroche de la Terre.

Toni Ricciardi : Dans les mines, il y a toujours quelqu'un qui est plus bas que le fond. Il y a toujours quelqu’un pour prendre la place du dernier des derniers.

Arwa Barkallah : Durant l'époque coloniale, des milliers d'Européens traversaient les frontières pour travailler dans les mines.

Des pays comme l'Allemagne ont commencé à recruter des « travailleurs invités » pour travailler dans la région de la Ruhr. Ils étaient Italiens, Espagnols, Turcs et Polonais.

Tout comme nos Banna Ba Mamaenara - les mineurs au Lesotho - les hommes européens ont laissé leur famille derrière eux.

Eux aussi, ils ont cru à un sacrifice temporaire.

Toni Ricciardi : Celui qui s'en va, sauf cas très rare, va partir en pensant que c'est temporaire, en imaginant cinq ou dix ans d'économies ou de sacrifices pour élever le niveau de vie de la famille en attendant de revenir à la maison.

Arwa Barkallah : Lorsque ces mineurs européens rentraient chez eux pour les vacances, ils se devaient d’impressionner tout le monde. Ils ne parlaient pas trop de leur sens du sacrifice. Tout comme les mineurs d’aujourd’hui au Lesotho.

Toni Ricciardi : Personne ne demandait quelles étaient les conditions de travail ou s’ils vivaient bien. Beaucoup n'ont pas trouvé l’occasion de raconter ces histoires à leurs enfants et à leurs petits-enfants. C'est compliqué. Plus que la masculinité toxique, ici, toxique est la loi du silence.

Arwa Barkallah : Une loi du silence allant jusqu’au code d’honneur toxique qui empêche les hommes de partager leurs expériences et de trouver un parcours de résilience pour les générations suivantes.

Cela arrive partout dans le monde.

Ce qui n'est généralement pas raconté dans les pages des livres d'Histoire, ce sont les histoires de ceux qui sont restés derrière, généralement des femmes et des enfants.

Dans le prochain épisode, nous voyagerons dans un endroit très spécial du Lesotho, une région désertée par les hommes.

Un endroit où les femmes ont été laissées pour compte pour s'occuper de leur progéniture, tandis que les hommes sont chargés à distance d'être la ressource financière de la famille dans les mines.

Dans cet épisode, vous avez pu entendre la chanson ‘Marina’ de Rocco Granata, sorti en 1959. Vous avez également pu apprécier la musique d’un artiste lesothan, Selimo Thabane. Ses autres œuvres sont disponibles sur selimothabane.org Vous pouvez le suivre sur sa page Facebook, Instagram et Youtube.

Remerciements à notre guide reporter, Pascalinah Kabi au Lesotho.

Arwa Barkallah, Marta Rodriguez Martinez, Naira Davlashyan, Lillo, Montalto-Monella ont produit cet épisode depuis Lyon, en France.

Lory Martinez à Paris, en France.

Clizia Sala à Londres, au Royaume-Uni.

Design et production : Studio Ochenta

Thème musical : Gabriel Dalmasso.

Remerciements à notre chargée de production, Natalia Oelsner, pour la programmation musicale.

Rédacteur en chef : Yasir Khan.

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Ce podcast est disponible en anglais et ça s'appelle Cry Like a Boy.

Ce programme est financé par le European Journalism Centre, dans le cadre du programme European Development Journalism Grants avec le soutien de la Fondation Bill & Melinda Gates.

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