Nigéria
Patrick et Solomon, deux citoyens nigérians, participaient à la manifestation à Lagos au péage de Lekki, la nuit du 20 octobre dernier, pour protester contre les violences policières.
Ils étaient là lorsque la police a tiré sur la foule pour disperser les manifestants, pourtant pacifiques.
Selon Amnesty International, cette nuit-là, 10 personnes sont mortes et bien d'autres ont été blessées.
"J'étais debout près de la scène," se souvient Solomon.
"Avant que je puisse réaliser ce qui se passait, j'ai entendu des coups de feu et les gens sont tombés."
"Celui qui était près de moi, quand il est a été blessé j'étais sur le point de le soutenir, quand j'ai reçu un balle dans le coup. J'ai crié. C'est à ce moment-là que j'ai reçu une balle dans le dos. C'est tout ce dont je me souviens, ensuite je me suis évanoui."
Les blessés sont sortis de l'hôpital et veulent témoigner.
Selon eux, c'est l'armée nigériane qui a tiré.
Mais le gouvernement nigérian a qualifié le meurtre des 12 personnes par l'armée de "fake news".
"Ils n'ont pas fait de sommation," explique Patrick.
"Ils ont juste commencé à tirer immédiatement."
"Nous nous sommes assis par terre, en chantant l'hymne nationale, en agitant le drapeau du Nigeria. C'est à ce moment-là que j'ai été blessé."
Cette nuit-là, Patrick a vu deux personnes mourir devant lui.
Son ami Nicholas, venu avec lui à la manifestation, est toujours dans le coma.
Les manifestations se poursuivent à Lagos et partout au Nigeria.
Les blessés sont sous le choc, mais veulent continuer à se battre. Leurs noms ont été modifiés pour protéger leur identité.
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