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Centrafrique : six mois après, un accord de paix toujours fragile

Centrafrique : six mois après, un accord de paix toujours fragile

République Centrafricaine

Près de six mois après sa signature, l’accord de paix de Khartoum conclu entre le gouvernement centrafricain et les groupes rebelles demeure fragile.

Le rapport publié samedi par un groupe d’experts de l’ONU sur la République Centrafricaine fait état d’exactions quotidiennes par des éléments membres de groupes armés signataires de l’Accord.

“Des éléments membres de groupes armés signataires de l’Accord ont commis presque chaque jour des violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire”, estiment les experts de l’ONU qui ajoutent que : “rien ou presque ne vient prouver que les combattants aient véritablement changé de comportement ou que leurs chefs aient entrepris d’identifier et de sanctionner les coupables”.

"Depuis la signature de l’Accord, les principaux groupes armés, en particulier les groupes de l’ex-Séléka, ont non seulement conservé leurs postes de contrôle, mais également renforcé leur mainmise sur certains territoires et acheté des armes".

Entre 10 et 70 violations de l’accord, signé le 6 février, sont enregistrées chaque semaine par la Mission de l’ONU en République Centrafricaine (Minusca).

Les experts de l’ONU expriment également leurs réserves au sujet des unités spéciales mixtes, composées de soldats des Forces armées centrafricaines et d‘éléments des groupes rebelles, dont le déploiement est prévu par l’accord de Khartoum.

“Les chefs de l’ex-Séléka voient dans le déploiement des unités spéciales l’occasion d’officialiser le positionnement de leurs combattants le long des axes routiers et dans des localités situées dans leurs zones d’influence, ce qui explique qu’ils tiennent à se voir confier le commandement de ces unités”, indiquent les auteurs.

Toutefois, “aucun des cinq autres accords signés depuis le début de la crise, à la fin 2012, n’avait mobilisé autant d’efforts de la part des protagonistes nationaux et internationaux” soulignent-ils.

La Centrafrique, pays de 4,5 millions d’habitants classé parmi les plus miséreux au monde, a basculé dans la violence et le chaos en 2013, après le renversement du président François Bozizé par la rébellion de la Séléka.

AFP

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