Ouganda : l'ex-général Peter Elwelu arrêté pour activités subversives présumées

Le chef des forces armées ougandaises, le général Muhoozi Kainerugaba, inaugure un monument en l'honneur de feu Yoni Netanyahu, frère du Premier ministre israélien Benjamin.   -  
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Les autorités ougandaises ont arrêté Peter Elwelu, ancien chef d’état-major adjoint des forces armées et ancien conseiller présidentiel, qu’elles soupçonnent d’être impliqué dans des activités visant à déstabiliser le pays.

Selon le porte-parole militaire par intérim, Chris Magezi, l’ancien officier, qualifié de « renégat », a été interpellé lundi soir et devrait être traduit devant un tribunal. Cette arrestation intervient quelques jours après que le chef des forces de défense, Muhoozi Kainerugaba, a annoncé l’avoir déchu de son grade de lieutenant-général et rétrogradé au rang de simple soldat.

L’armée affirme avoir saisi 15 armes à feu, des uniformes militaires et deux véhicules lors d’opérations le visant. Peter Elwelu est accusé d’avoir stocké des armes et organisé des activités subversives destinées à déstabiliser la région du Teso, dans l’est de l’Ouganda. Les autorités indiquent également qu’une vingtaine d’anciens militaires qui lui seraient liés ont été arrêtés.

Peter Elwelu ne s’est pas exprimé publiquement sur ces accusations. Son épouse, Patricia Apolot, a toutefois rejeté les allégations, affirmant que son mari est innocent et qu’il n’a jamais envisagé de prendre les armes contre son pays.

Figure controversée de l’armée ougandaise, Peter Elwelu s’était fait connaître en 2016 en dirigeant l’assaut contre le palais du roi du Rwenzururu, une opération meurtrière menée contre un mouvement accusé de séparatisme. Il avait ensuite gravi les échelons jusqu’à devenir chef adjoint des forces de défense, avant d’être nommé conseiller présidentiel.

En mai 2024, les États-Unis lui avaient imposé des sanctions pour des violations présumées des droits humains, notamment des exécutions extrajudiciaires attribuées aux forces gouvernementales. Il avait pris sa retraite de l’armée en août 2025.

Cette arrestation intervient dans un climat politique tendu en Ouganda, où les autorités disent vouloir prévenir toute tentative de déstabilisation du pays.

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