Sao Tomé-et-Principe : l’opposition en tête des élections législatives

São Tomé-et-Príncipe, le 22 juillet 2005   -  
Copyright © africanews
GEORGE OSODI/AP

Le Mouvement de libération de São Tomé-et-Principe (MLSTP) a remporté 24 des 55 sièges de l’Assemblée nationale, selon les résultats provisoires annoncés mardi. Arrivé devant l’Action démocratique indépendante (ADI), il devra négocier avec les formations minoritaires pour constituer une majorité parlementaire.

Le scrutin législatif ouvre une nouvelle phase de négociations politiques à São Tomé-et-Principe. Le MLSTP, principal parti d’opposition, obtient 24 sièges sur 55, loin des 28 nécessaires pour disposer de la majorité absolue.

L’Action démocratique indépendante (ADI), parti du président récemment réélu Carlos Vila Nova, arrive en deuxième position avec environ 23 sièges. Les huit sièges restants se répartissent entre le Mouvement des citoyens indépendants – Parti socialiste/Parti de l’unité nationale (MCI-PS/PUN), qui en décroche six, et le mouvement Basta, qui en obtient deux.

Des négociations décisives

Le MCI-PS/PUN se retrouve ainsi en position d’arbitre dans la formation du prochain gouvernement. Son dirigeant, Domingos Monteiro, a indiqué que son parti était disposé à négocier avec les deux principales formations et qu’il soutiendrait celle qui s’engagerait à améliorer les conditions de vie de la population.

Dans ce régime parlementaire, le président nomme le gouvernement à l’issue des élections législatives, mais celui-ci doit pouvoir s’appuyer sur une majorité à l’Assemblée nationale pour gouverner. La composition du prochain exécutif dépendra donc largement des accords conclus entre les différentes formations.

Le nouveau gouvernement devra notamment répondre à des difficultés persistantes en matière d’emploi, d’émigration, de services publics, d’infrastructures et d’accès à l’eau et à l’électricité. Selon la Banque mondiale, près de 40 000 São-Toméens, soit environ 18 % de la population, vivaient à l’étranger en 2025, principalement au Portugal, en Angola et au Gabon.

Ces élections législatives interviennent deux mois après la réélection de Carlos Vila Nova à la présidence de cet archipel lusophone du golfe de Guinée.

À découvrir également

Voir sur Africanews
>