Les USA et l'Arabie saoudite signent un accord sur le nucléaire civil

Le président américain Donald Trump et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à la Maison Blanche, le 18 novembre 2025   -  
Copyright © africanews
Copyright 2025 The Associated Press. All rights reserved

Washington a annoncé un accord de coopération sur le nucléaire civil avec Riyad. Il s'agit d'une nouvelle étape franchie par les États-Unis et l'Arabie Saoudite dans leur partenariat stratégique.

Cette entente s'accompagne d'engagement financier important. Le prince héritier Mohammed ben Salmane évoque un objectif de près de 1 000 milliards de dollars d'investissements, notamment dans les technologies, l'intelligence artificielle et les infrastructures énergétiques.

"Aujourd’hui et demain, nous allons annoncer que nous allons porter ce montant de 600 milliards à près de 1 000 milliards de dollars d’investissements, de véritables investissements et de réelles opportunités, avec des détails dans de nombreux domaines, ainsi que l’accord que nous signons aujourd’hui dans de nombreux secteurs, notamment la technologie et l’intelligence artificielle dans les paiements, les matériaux, les aimants, etc. Cela créera de nombreuses opportunités d’investissement", a déclaré Mohammed ben Salmane, prince héritier d'Arabie Saoudite.

Selon le Wall Street Journal, l'accord prévoit la construction, par des entreprises américaines d'un complexe d'enrichissement d'uranium en Arabie Saoudite si une étude en confirme la pertinence.

"Ce soir, j'ai le plaisir d'annoncer que nous portons notre coopération militaire à un niveau encore plus élevé en désignant officiellement l'Arabie Saoudite comme allié majeur non-membre de l'OTAN, ce qui revêt une grande importance pour ce pays. Et je vous l'annonce pour la première fois maintenant, car je voulais garder un petit secret pour ce soir", a indiqué le président américain Donald Trump.

Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions avec l'Iran. Les États-Unis veulent empêcher Téhéran d'acquérir l'arme nucléaire, tandis que la République islamique affirme poursuivre uniquement un programme nucléaire à des fins civiles.

L'accord marque un tournant stratégique, selon des analystes. Il pourrait permettre à Riyad d'enrichir de l'uranium, alimentant les craintes d'une course au nucléaire au Moyen-Orient. Il est aussi perçu comme un revers pour Israël, Washington ayant renoncé à exiger une normalisation entre Riyad et l'État hébreu.

Le texte signé par le ministre américain de l'Énergie Chris Wright et son homologue saoudien, le prince Abdelaziz ben Salmane, doit encore être soumis au Congrès américain, mais celui-ci, à majorité républicaine, ne devrait pas s'opposer à sa mise en œuvre.

À découvrir également

Voir sur Africanews
>