Un convoi de l'armée malienne quittant la ville stratégique d'Anefis, dans le nord du pays, a été attaqué samedi matin par des séparatistes touaregs, ont indiqué des responsables militaires et des responsables de la sécurité.
Mali : l'armée attaquée une nouvelle fois par les séparatistes touaregs
Des combattants du mouvement séparatiste touareg FLA et du groupe djihadiste JNIM, lié à Al-Qaïda, s'étaient temporairement emparés de la ville le 4 juillet, lors de la dernière d'une série d'attaques coordonnées dans le pays.
"Notre convoi, qui quittait Anefis pour se rendre à Gao, a été attaqué ce matin près de Tabankort. Les combats se poursuivent. Il s'agit d'une embuscade", a déclaré à l'AFP une source militaire basée à Gao.
Une source au sein du FLA a également confirmé l'incident.
"L'armée a subi de lourdes pertes, même si le reste du convoi a pu poursuivre sa route", a indiqué un responsable de la sécurité souhaitant garder l'anonymat.
"Il y a de nombreuses victimes", a ajouté un responsable local.
Des images transmises par les FLA montrent ce qu’ils présentent comme des dizaines de prisonniers de l’armée.
Les récents affrontements violents à Anefis ont fait environ 30 morts et une soixantaine de blessés parmi les soldats maliens, selon le bilan officiel publié le 12 juillet par l’état-major.
Le 10 juillet, l’armée malienne et les paramilitaires russes de l’Africa Corps ont repris le contrôle d’Anefis après plusieurs jours de combats intenses.
Une crise sécuritaire qui perdure
En avril dernier, le Mali a été visé par une série d'attaques coordonnées menées par les djihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) et les rebelles indépendantistes du Front de libération de l'Azawad (FLA). Des villes stratégiques ont été prises pour cible : Bamako, Kati, Mopti, Sévaré, Gao, Bourem et Kidal.
Le bilan humain fait état d'au moins 23 personnes tuées. Parmi les victimes, le ministre de la Défense Sadio Camara, tué dans une attaque à la voiture piégée contre sa maison. À la suite de ces attaques, les djihadistes imposent un blocus contre la capitale, Bamako.
Le Mali peine à contenir une insurrection djihadiste qui ravage le pays depuis 2012.