Le nouveau directeur du département Afrique du Fonds monétaire international, Zeine Zeidane, estime que le conflit au Moyen-Orient commence déjà à affecter les économies d’Afrique subsaharienne.
Le FMI alerte sur l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur l’Afrique
Lors de son premier point de presse depuis sa prise de fonction le 1er mai, il a néanmoins réaffirmé la mobilisation du FMI pour accompagner les pays les plus vulnérables.
Zeidane supervise désormais les relations du Fonds avec 45 pays africains. Il indique que sa priorité immédiate est d’aider la région à absorber ce choc extérieur. Le FMI a déjà conclu plusieurs accords pour renforcer les financements, notamment avec le Burkina Faso, la Gambie et São Tomé-et-Príncipe.
Pour l’Éthiopie, engagée dans un vaste programme avec l’institution, environ 200 millions de dollars de financements supplémentaires ont été accélérés, selon lui.
Le responsable met en garde contre des effets durables du conflit au Moyen-Orient, qui pourraient s’étendre sur plusieurs mois, notamment en raison des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement. Il souligne le rôle clé de la région dans les exportations d’engrais, essentielles pour la sécurité alimentaire en Afrique.
Malgré ces tensions, Zeine Zeidane se veut optimiste pour l’Afrique subsaharienne, rappelant que la région figurait déjà parmi les zones les plus dynamiques avant cette crise, avec des progrès en matière de croissance et de consolidation budgétaire.
Ancien ministre et ex-gouverneur de la banque centrale en Mauritanie, il a rejoint le FMI en 2012 et succède à Abebe Aemro Selassie, parti à la retraite en mai.