Kenya : les chauffeurs routiers appelés à la vigilance face à Ebola

Des professionnels de santé s'occupent d'un patient atteint d'Ebola au centre de traitement de Rwampara, en Ituri 18 juin 2026.   -  
Copyright © africanews
AP Photo

Au Kenya les contrôles sanitaires sont renforcés auprès des chauffeurs routiers. Leurs véhicules chargés de marchandises quittent chaque jour Nairobi à destination de plusieurs pays dont l’Ouganda et l’Est de la RDC en proie à l’épidémie d’Ebola. 

''On ne se serre plus la main. On se tape dans les poings ou on se contente de faire un signe de la main, mais on n’a pas peur de franchir les frontières, car c’est notre métier.'', explique Stephen Kihima, chauffeur routier.

Le nombre de cas confirmés d’Ebola en RD Congo s’est élevé à 896, dont 232 décès, ont indiqué jeudi les autorités sanitaires du pays. Face à l’adonne, les conducteurs longue distance disent avoir changé leurs habitudes aux points frontaliers. 

''La plupart d’entre nous, les chauffeurs, avons arrêté de manger dans ces pays ; nous voyageons avec nos propres réchauds et préparons nos repas nous-mêmes'', raconte Stephen Kihima.

Selon les experts, les chauffeurs routiers ont toujours constitué un maillon essentiel du commerce régional, mais leurs nombreux déplacements d’un pays à l’autre favorisent également la propagation des maladies infectieuses si les mesures appropriées ne sont pas respectées. 

 '' Lorsque les chauffeurs routiers sont bien informés sur la manière dont la maladie se propage, lorsqu’ils se rendent dans ces régions où la maladie est peut-être présente, où il y a des cas de la maladie à virus Ebola, ils savent également comment se protéger, comment interagir avec la population locale ; ils savent quelles mesures préventives prendre.'', affirme Samuel Njenga, expert en maladies infectieuses.

Les autorités kenyanes ont renforcé les systèmes de surveillance aux principaux points d’entrée et travaillent en étroite collaboration avec leurs partenaires régionaux pour prévenir la transmission transfrontalière 

Voir sur Africanews
>