Les Capverdiens étaient appelés aux urnes ce dimanche pour des élections législatives dont l'issue semble incertaine. Cinq partis s'affrontent, tandis que le Premier ministre Ulisses Correia e Silva brigue un troisième mandat.
Le Cap-Vert vote pour des élections législatives à l’issue incertaine
Les quelque 470 000 électeurs ont commencé à voter à 8 h 20 (07 h 20 GMT), les bureaux de vote ont fermé à 18 h.
Selon le système parlementaire du Cap-Vert, le parti qui remporte le plus grand nombre de voix désigne le chef du gouvernement, qui dirige l'exécutif. Le président – actuellement José Maria Neves – joue quant à lui un rôle d'arbitre.
Âgé de 63 ans, Silva, qui a pris ses fonctions en 2016, a été réélu pour un second mandat après les élections de 2021, remportées par son parti, le Mouvement pour la démocratie (MpD), de centre-droit.
Son parti affrontera notamment le Parti africain pour l'indépendance du Cap-Vert (PAICV), dirigé depuis 2025 par le maire de la capitale Praia, Francisco Carvalho.
Trois autres partis sont également en lice pour les 72 sièges de l'Assemblée nationale lors de ce scrutin à tour unique.
Les élections présidentielles sont prévues en novembre, date à laquelle Neves, soutenu par le PAICV, briguera un second mandat de cinq ans.
Le Cap-Vert, un archipel de 550 000 habitants situé au milieu de l'océan Atlantique qui a déclaré son indépendance du Portugal en 1975, se trouve à environ 600 kilomètres au large des côtes du Sénégal, en Afrique de l'Ouest.
Depuis les premières élections libres de 1991, le pays a connu un calme relatif, sans violence électorale, malgré une cohabitation politique entre les différents partis à la tête du gouvernement et de la présidence, durant deux mandats de cinq ans.
Le pays est toutefois confronté à d'importants défis sociaux, notamment la pauvreté et le chômage des jeunes.