En Afrique du Sud, l’ANC, le parti politique auquel appartient le président Cyril Ramaphosa, lui apporte son soutien alors qu’il est dans la tourmente.
Dans la tourmente face à la menace d’une destitution, Ramaphosa soutenu par l'ANC
Après leur réunion au Cap, les responsables du parti ont défendu le chef de l’État alors que l’opposition réclame sa démission, après les révélations sur le vol de 4 millions de dollars en liquide dans sa ferme privée.
Le secrétaire général du célèbre parti est revenu à nouveau sur l’affaire lors d’un point presse.
"La Cour constitutionnelle n’a pas ordonné la mise en accusation du président. La Cour n’a reconnu le président coupable d’aucun chef d’accusation. La Cour n’a pas ordonné la destitution du président. La Cour n’a pas entériné les conclusions de la commission indépendante prévue à l’article 89", a déclaré Fikile Mbalula, secrétaire général de l’African National Congress.
Pour rappel, Cyril Ramaphosa est accusé d’avoir dissimulé le vol d’une importante somme d’argent dans l’une de ses résidences en 2020. Il se retrouve dans le viseur de l’opposition. L’affaire a refait surface après qu’un tribunal a ouvert la porte à une éventuelle procédure de destitution contre le président en exercice.
Dans un discours télévisé, Ramaphosa a déclaré que rien dans la décision rendue vendredi par la Cour constitutionnelle ne justifiait une procédure de destitution ou sa destitution.
"Je tiens donc respectueusement à préciser que je ne démissionnerai pas", a-t-il déclaré, ajoutant que s’il le faisait, cela "donnerait du crédit" au rapport parlementaire "entaché d’irrégularités".
"Je reste ici et je ne démissionnerai pas", a-t-il déclaré.
Il a reconnu le cambriolage mais a réfuté les allégations d'un ancien chef des services de renseignement selon lesquelles il aurait fait enlever les voleurs pour tenter de dissimuler les faits.