RDC : des initiatives locales pallient le manque d'accès à l'énergie

L’entreprise locale Umoja fabrique du biogaz à partir de matière organiques décomposées à Goma depuis 2016.   -  
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Keingna, Pascale Mahe/

À Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo, des initiatives locales tentent de pallier le manque d’accès à l’énergie domestique par l’usage du biogaz.

Ce gaz produit à partir de déchets organiques, notamment d'élevage, est utilisé pour la cuisine et fait actuellement l'objet d'essais de mise en bouteille afin de le rendre plus accessible. 

Cette alternative permet selon ses utilisateurs de réduire les dépenses liées au charbon de bois, de faire face aux coupures d'électricité et de limiter les effets de la pollution domestique.

« Nous sommes en train de tester la mise en bouteille et nous avons plus de 20 clients auprès desquels nous testons actuellement ce gaz en bouteille, afin de voir comment nous pouvons lever les obstacles à l’accès à cette énergie propre pour les populations urbaines, qui n’ont pas assez d’espace ni de moyens pour construire des biodigesteurs. On peut leur fournir le gaz comprimé dans des bouteilles, ce qui leur permettra de cuisiner proprement et contribuera ainsi à la protection de l’environnement. », a expliqué Victor Materanya, directeur d'Umoja.

L’entreprise locale Umoja fabrique du biogaz à partir de matière organiques décomposées à goma depuis 2016.  Son objectif est d’offrir une alternative au bois de chauffage, qui détruit les forêts et développe des fumées toxiques.

« L’avantage, c’est que cela améliore les conditions de vie des gens, car il y a moins de fumées toxiques issues de l’incinération des déchets. Lorsque ces déchets sont incinérés, cela libère non seulement des polluants provenant de ces matières toxiques, mais produit également du CO₂, qui est un gaz à effet de serre et, en fait, le plus dangereux. Et enfin, cela réduit les maladies liées aux conditions d’hygiène précaires. », a déclaré Serge Bashonga, environnementaliste.

La plupart des quelque 900 000 habitants de la ville n’ont pas les moyens d’utiliser l’électricité et dépendent principalement du charbon de bois, appelé makala, pour cuisiner et se chauffer.

Mais le prix d’un sac de charbon de bois a explosé après que Goma, capitale régionale stratégique de l’est du pays, est tombée aux mains du groupe armé M23 en janvier de l’année dernière, à l’issue de violents combats avec les forces gouvernementales.

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