Le Sénégal promulgue la loi durcissant la répression de l’homosexualité

Des manifestants défilent contre l'homosexualité à Dakar, au Sénégal, le 6 mars 2026   -  
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Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a promulgué lundi la loi doublant la peine maximale pour les relations homosexuelles, actant un peu plus la répression accrue contre la communauté LGBTQ+ dans le pays. 

Publiée mardi au Journal officiel, la nouvelle législation punit les actes dits “contre nature” de cinq à dix ans d’emprisonnement, contre un à cinq ans jusqu’alors. 

Le texte prévoit également entre trois et sept ans de prison pour les personnes reconnues coupables d'avoir promu, encouragé ou financé des relations homosexuelles. 

L’Assemblée nationale sénégalaise avait adopté cette loi à une écrasante majorité le 11 mars dernier. Dans la foulée du vote, le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, avait dénoncé une loi qui "bafoue" les droits humains. 

La peine maximale sera prononcée si l’acte a été commis avec un mineur, selon le texte. Celui-ci prévoit aussi des amendes pouvant aller de 2 à 10 millions de francs CFA [3 048 à 15 244 euros] contre 100 000 à 1,5 million de francs CFA [152 à 2 286 euros] auparavant. La loi entend toutefois punir toute personne qui se lancerait dans la "dénonciation abusive faite de mauvaise foi" de supposés homosexuels.

Si la question de l'homosexualité agite le Sénégal depuis plusieurs années, le pays fait face à une vague d’homophobie dans le sillage de la nouvelle loi. Début février, l’arrestation de 12 hommes, dont deux célébrités locales, accusés d’actes dits “contre nature”, a lancé une série d'arrestations dans le pays, rapportées dans la presse locale.

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