Le Sénégal fait face à une vague d’homophobies, suite à l'arrestation de personnalités publiques présentées comme homosexuelles.
L'homophobie gagne du terrain au Sénégal
Un projet de loi vient d'être adopté par le Conseil des ministres sénégalais dans le but de renforcer la répression contre l'homosexualité.
Le 9 février, des gendarmes de Dakar ont arrêté 12 hommes pour diverses infractions, notamment des « actes contre nature » et la transmission intentionnelle présumée du VIH.
Ces hommes risquent jusqu'à cinq ans de prison et des amendes de 100 000 à 1 500 000 CFA (environ 180 à 2 700 dollars américains) pour des actes homosexuels présumés, ainsi que jusqu'à dix ans de prison pour transmission intentionnelle présumée du VIH.
Le Sénégal criminalise les relations sexuelles consenties entre personnes du même sexe en vertu de l'article 319 du Code pénal, qui interdit les « actes contre nature ».
Dans un pays où les personnes sont déjà victimes de violences et de discriminations en raison de leur orientation sexuelle ou de leur séropositivité, la couverture médiatique très négative de ces arrestations attise la peur au sein de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT).
Un militant a déclaré à Human Rights Watch que les agents de santé communautaires sont extrêmement inquiets des répercussions juridiques potentielles si leurs coordonnées sont découvertes sur les appareils des hommes détenus.