À La Havane, le drapeau cubain a été abaissé lundi pour honorer la mémoire des 32 agents de sécurité tués au Venezuela.
La Havane pleure 32 Cubains tués lors des frappes américaines au Venezuela
Devant l’ambassade des États-Unis, des écoliers en uniforme ont assisté à la cérémonie, brandissant des pancartes condamnant les actions américaines et scandant « À bas l’impérialisme ».
La perte de leur allié le plus proche, survenue après l’arrestation samedi du président vénézuélien Nicolás Maduro, a plongé de nombreux Cubains dans l’inquiétude quant à l’avenir de l’île.
« Je ne peux pas parler. Je n’ai pas de mots », a sangloté Berta Luz Sierra Molina, 75 ans, en se couvrant le visage.
Pour sa part, Regina Méndez, 63 ans, a exprimé sa détermination face à la menace : « Je suis trop vieille, mais il faut rester forts. Donnez-moi un fusil, j’irai me battre. »
Carlos Alzugaray, analyste politique et ancien diplomate cubain, a estimé que le fait de ne plus avoir le soutien du Venezuela sera une « menace existentielle » pour Cuba. Il a toutefois ajouté : « Nous attendons une réaction forte de la part d’autres acteurs, comme la Chine et la Russie. »
Pour l’administration Trump, la chute du pouvoir vénézuélien permettrait de porter un coup majeur à Cuba, un objectif de longue date des faucons de Washington. À La Havane, les autorités ont appelé la communauté internationale à dénoncer un « terrorisme d’État ».
Le gouvernement cubain n’a pas fourni d’informations supplémentaires sur les circonstances exactes de la mort des 32 Cubains, confirmée ce week-end.
Malgré la crise, la vie quotidienne à La Havane continue, marquée par les difficultés économiques habituelles, les longues files d'attente pour la nourriture et les transports, ainsi que les coupures d’électricité régulières.