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Mali : pourquoi les forces étrangères sont-elles impuissantes face à l’ennemi ?

Mali : pourquoi les forces étrangères sont-elles impuissantes face à l’ennemi ?
Les militaires de la MINUSMA à Gao Juillet 2019.   -  
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AFP

Mali

MINUSMA, BARKHANE, TAKUBA, ou encore FAMA, pour sécuriser le nord du Mali, les forces étrangères et maliennes sont mobilisées depuis des années. Sauf que le vaste territoire sahélien est en proie aux attaque récurrentes meurtrières.

Les tueries sont perpétrées par les groupes terroristes dans le nord du Mali qui se comptent par dizaines, entre autres le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans, GSIM, JNIM, EIGS. Ces groupes terroristes sont à l’origine d’enlèvements des populations, des viols.

Les récentes attaques simultanées contre les villages de Karou, Ouatagouna et Doutegeft dans la région de Gao ont fait 51 victimes dans la nuit de dimanche à lundi. Ces attaques contre les civils sont l’œuvre de l’organisation de l’Etat islamique au Grand Sahara. L’EIGS a envoyé un signal aux populations locales qui auraient contribué à l’arrestation de deux terroristes explique le politologue Séga Diarrah.

Les attaques qui ont fait 51 victimes dans la région de GAO ont été perpétrées par le EIGS, ces attaques ont eu lieu en représailles, une réponse aux villages qui ont contribué en donnant des informations aux forces de l’ordre.

Bien avant ces attaques, les régions de Tombouctou et Gao étaient largement privées de connexion avec le reste du pays en raison d’attaques terroristes contre les installations de télécommunications. Ces deux villes du nord du Mali sont toujours soumises à la pression des terroristes, malgré leur reprise par les forces françaises et onusiennes en 2013. Les actes terroristes se sont multipliés pour le politologue Séga Diarrah

Il n’y a pas des réponses adaptées en face, les forces armées maliennes et les forces étrangères n’ont plus de plan pour sécuriser ces régions.

En effet, les forces mixtes ne contrôlent qu’un pan des régions du nord, l’autre vaste moitié est encore aux mains des hommes islamisés usant de méthodes aussi cruelles pour asseoir la peur dans le camp de la population.

La force française est sur le point de se retirer, la force Takuba n’a pas la capacité de sécuriser la zone, on se rend compte que l’armée malienne est plus préoccupée par la gestion du pouvoir à Bamako que combattre le terrorisme et donc la crise ne va que s’accentuer renchérit Séga Diarrah.

Selon un rapport onusien, 258 atteintes aux droits humains ont été commises par les terroristes au cours des six premiers mois de 2021.

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