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COVID-19, une hausse des faux médicaments

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AFP

Nigéria

La pandémie de COVID-19 accroît les risques liés aux médicaments falsifiés ou de qualité inférieure, elle constitue également, dans ses multiples dimensions, une opportunité en attirant l’attention sur le(s) (dys)fonctionnement(s) du marché du médicament en Afrique de l’Ouest, sa dépendance aux producteurs asiatiques mais également sur des tentatives de production locale.

La chloroquine est un médicament bien connu en Afrique de l’Ouest.

Elle a été l’un des antipaludéens les plus largement prescrits jusque dans les années 1980. Elle n’est cependant plus , tout comme l’hydroxychloroquine, utilisée contre le paludisme.

En raison du développement de souches résistantes, selon l'OMS.

Mais au Nigeria, elle peut être vendue avec un dosage de 250 mg.

Conséquence, une flambée des prix ces quatre derniers mois, passant de 8 à 194 dollars pour une boîte de 60 comprimés dans les pharmacies.

Des hausses qui font les beaux jours du marché noir.

Au Cameroun, un réseau de fabricants de fausses chloroquines a été démantelé en mars 2020.

Des produits identiques, ont été saisis récemment en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Bénin.

La convention MEDICRIME qui criminalise la contrefaçon mais aussi la fabrication et la distribution de médicaments sur le marché, sans autorisation atteint très vite ses limites sur le terrain.

Malgré les ratifications de conventions et l’amélioration des législations nationales, les systèmes sanitaires des États du continent peinent à protéger leurs citoyens contre les médicaments illicites.

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